Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 2

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 2

Mars 2026,
Preston, Angleterre

L’hiver fut long, terrible et glacial. Les températures atteignaient aisément les -2°C par moments, les ténèbres de la nuit prenaient de plus en plus de place face au soleil, seulement capable de briller 8 à 9 h par jour. Les vents violents rendaient tout trajet impossible sans une bonne panoplie. Le combo capuche-écharpe me permettait de survivre quelques minutes, hélas, le vent finissait toujours par s’infiltrer au travers de mes défenses. Par chance, je ne tombe malade que peu souvent. Néanmoins, j’ai vu bon nombre de personnes succomber à la maladie, les enfants pleuraient, les aînés se plaignaient, les rations s’amenuisaient, mais le froid continuait à subsister. Certains de mes compagnons, avec qui j’ai partagé le souper et vécu nombre d’aventures, sont également tombés.

Toutefois, un nouvel espoir pointe à l’horizon, les jours se font plus longs, mes compagnons sont guéris, le dégel de la glace et des neiges avance rapidement (Il ne neige pas réellement à Preston), et le ciel prend peu à peu des couleurs que je n’osais espérer.

(Oui, j’ai pris le ciel en photo car c’était la première fois que je le voyais bleu ici.)

L’avenir promet des jours plus chauds, cependant l’angoisse et la terreur resurgissent lorsque je repense à cette période. Je suis optimiste mais je reste tout de même vigilant car nous le savons, la nuit est sombre et pleine de terreurs.

Note de fin : Pour résumer, il fait froid mais ça passe.

Avancement de la mission

J’ai pour mission principale de me former à l’art de la « Computer Science » comme l’appellent les locaux, mais je dois également découvrir les us et coutumes de ces habitants.

Voici quelques observations données en vrac :

Jusqu’à présent, j’ai découvert que les Anglais ne sont pas très différents des Français, les tenues sont globalement les mêmes, jeans/T-shirt/sweats pour la majorité des gens. On peut noter que les jeans ont généralement une coupe large donnant un style streetwear, il est parfois difficile de trouver des jeans slim ou skinny.

Concernant les hobbies, les Anglais passent beaucoup de temps dans les pubs, des lieux de retrouvailles entre familles et amis, il n’est pas rare de voir des familles venir avec leurs enfants. J’ai moi-même passé beaucoup de temps à jouer à des jeux de cartes et faire des parties de Mister White et de Mafia. La culture du foot est très présente, les pubs sont idéales pour suivre les différents matchs. Pour les passionnés de musique, la live music est très présente dans les pubs, différents groupes viennent performer chaque soir, ce qui fait que les nuits peuvent paraître plus animées qu’en France.

Au niveau des repas, mes recherches semblent montrer que les Anglais mangent assez copieusement le matin, et plutôt léger et rapide pour le déjeuner. Ils ont également tendance à dîner très tôt à mon goût, aux alentours de 18 h ou 19 h. La cuisine asiatique est très présente dans les rues de Preston, les restaurants indiens, népalais, coréens, japonais… sont facilement trouvables ainsi que quelques adresses afro-caribéennes si jamais cela vous tente. Le marché reflète parfaitement la multiculturalité de la ville.

Le fait que, dès l’entrée en maternelle, les élèves portent l’uniforme avec le blason de l’école laisse penser que le système éducatif anglais est strict. Je n’ai pas pu constater cela, toutefois à l’université les élèves s’adressent aux professeurs par leur prénom et ont tendance à être très familiers avec eux. Par ailleurs, les cours à l’université paraissent plus tourner sur la pratique que sur la théorie, moins d’heures de cours, et les contrôles de connaissances sont moins fréquents donc j’aurais tendance à dire qu’il est plus facile de réussir son année, et c’est moins stressant (Cela semble pareil dans des cursus comme mécanique, électronique…).

Comme évoqué précédemment, les Anglais ont développé une résistance à la pluie. Là où, dans le sud de la France, on évite de sortir lorsqu’il pleut, les Anglais ne s’en privent pas. La pluie ici n’est jamais vraiment intense comme lors d’un orage, elle est toujours présente mais pas souvent puissante (Pour le coup je n’ai jamais vu ni entendu la foudre ainsi que vécu un orage depuis le temps).

Un point que je trouve étrange est le fait que les livreurs ne verront aucun souci à déposer un colis devant la porte de votre immeuble (intérieur et même extérieur) selon mon frère qui a vécu 7 ans ici, les Anglais ont l’habitude de cela, visiblement ils n’ont pas peur des vols.

Parfois c’est laissé sous la pluie

Choses à faire et ne pas faire

Il n’y a pas vraiment de choses à éviter pour ne pas froisser les Anglais, gardez simplement votre attitude normale et tout devrait bien se passer. Bien sûr la politesse et la gentillesse sont toujours bien perçues dans ces contrées donc continuez si vous l’êtes. Petit fait amusant, j’ai rencontré par le biais d’un ami en commun un Lyonnais qui est, lui, un étudiant international. Un beau soir nous sommes allés au cinéma avec un ami british, à la fin de la séance cet ami british avait laissé tout son bordel (seau de popcorn, boisson, papier…). Nous lui avons fait la remarque qu’il n’avait pas débarrassé son siège, ce à quoi il a répondu que c’était normal en Angleterre, que les employés doivent nettoyer. Alors effectivement il n’y avait aucune poubelle dans la salle, mais je reste tout de même sceptique face à cette découverte, de mon point de vue il avait juste la flemme.

En conclusion

Preston est une petite ville sympa, même si on en fait vite le tour. La ville est très multiculturelle à dominance asiatique disons, par exemple il y a Diwali qui est très célébré ici avec des décorations lumineuses, des feux d’artifice… C’est une fête hindoue (Hindoue mais aussi célébrée par différentes communautés je crois) que je ne connaissais pas du tout avant. Le Nouvel An chinois est également plus présent qu’en France, vous pouvez trouver des équipements de cricket à Decathlon. Les plus grandes différences sont pour moi l’architecture des bâtiments, avec leurs briques rouges, le nombre de maisons mitoyennes dans lesquelles beaucoup de gens vivent (Ce sont plus des maisonnettes) et la météo, toujours de la grisaille, ce qui peut être perturbant et triste pour des Sudistes. Mais les gens sont chaleureux et bons vivants, donc, on s’y plaît tout de même.

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