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Category: Échanges internationaux

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 3 – Conclusion

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 3 – Conclusion

Juillet 2026
Preston, Angleterre

Cette fois c’est clair, l’hiver est derrière nous !! La longue nuit se termine et laisse place à la chaleur et au soleil de l’été. Les jours se font longs, très longs. L’aube démarre à 3h du matin et le crépuscule s’étend jusqu’à 22h. Il ne fait nuit complète que seulement 3 ou 4h. Une vague de chaleur nous a récemment frappés, certains villageois n’ont pas réussi à résister à la chaleur. Les températures sont parfois montées jusqu’à 30°, certes, mais ce n’est pas suffisamment pour m’arrêter, je dirais même que c’est la norme pour moi. La plupart des cours étant finis, la majorité des étudiants ont quitté les lieux, ce qui peut laisser une impression de vide là où l’agitation était toujours présente. Hélas, l’heure du départ s’annonce, les amis rencontrés en chemin prennent chacun leur tour leur propre route, retournant dans leur ville pour les Anglais, et dans leur pays pour les internationaux. Je me prépare à mon tour pour mon voyage de retour en espérant vivre de nouveaux printemps avec eux.

Résumé de mon échange universitaire

Les Cours

La quantité de cours hebdomadaire n’est pas vraiment importante, un peu moins de 20h par semaine. Les cours sont organisés autour de « Lectures », les cours classiques en amphi, et les « Labs » qui sont la mise en pratique du cours. Le volume de cours fait que cela est moins stressant, mais cela demande tout de même une grande autonomie et une quantité de travail personnel pour réussir. Tout s’enchaîne à partir du mois de février, il est donc important de ne pas prendre de retard sur ses rendus. Les profs sont souvent disponibles et très à l’écoute, il ne faut pas hésiter à les solliciter lors de problèmes. Ils sont aussi très compréhensifs du fait que certains étudiants ne sont pas anglais et n’hésiteront pas à reformuler une explication. Certains modules n’ont que des examens pratiques, sinon écrits et pratique, cela ne devrait pas être trop difficile pour des étudiants sérieux et bien préparés. J’étais un peu stressé pour les écrits, mais finalement tout s’est bien passé. J’ai validé tous les modules directement et évité les rattrapages (Les rattrapages sont sous la forme de projets ou d’examens complémentaires).

Les Activités

Durant mon année en Angleterre, j’ai principalement participé aux entraînements de mon club de floorball, un le mercredi soir, un le vendredi soir, et parfois un supplémentaire le matin avant les cours. Nous nous réunissions souvent au pub après les entraînements pour des « Socials », là où l’on discutait et jouait à des jeux en tout genre. Certains week-ends il y avait des compétitions entre universités comme la ligue officielle UFL ou bien des « Friendlies », de simples matchs amicaux (Malheureusement avec les cours je n’ai pu faire que quelques amicales).

Social au pub The Guild.

Fête de fin de saison.

Match amical contre Nottingham (On s’est fait rouler dessus 🙂 ).

Tournoi avec des équipes composées d’étudiants de différentes universités : voici les vainqueurs ! J’ai marqué un but et plusieurs passes D.

Pour profiter du beau temps, il y a Avenham Park et Moor Park qui sont plutôt sympas pour se retrouver les week-ends, et comme les jours se font longs on peut y rester tard sans problème.

Football au Moor park.

J’ai eu la chance de partir en échange l’année de la coupe du monde, la plupart des pubs diffusent gratuitement les différents matchs, ce qui fait qu’ils sont toujours un peu remplis. Avec des étudiants qui viennent du monde entier cela crée des petites rivalités amicales. En tout cas cela crée une bonne ambiance dans les pubs surtout pour les matchs de l’Angleterre évidemment.

Mbappé marque contre le Paraguay (Scandaleux ce match).

Niveau sport le Sport Center reste ouvert tout l’été ce qui est pas mal pour aller à la salle de sport ou autre. On peut même réserver des créneaux pour du squash, de la boxe, du basket… J’ai fait quelques séances de shoot et quelques matchs, mais je dois vraiment travailler mon handle.

Le tourisme

Le visa nous permet de nous rendre dans tout le Royaume-Uni donc on a l’occasion de visiter l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles. Pour les passionnés de football et de Premier League, vous pourrez vous rendre aux différents stades de vos clubs préférés, simplement voir l’extérieur est pas mal, mais il y a beaucoup de visites guidées si vous souhaitez voir l’intérieur. Je ne suis pas spécialement un gros fan de foot, mais voir les stades reste quand même impressionnant.

Stamford Bridge, Londres.

Emirates Stadium, Londres.

Etihad Stadium, Manchester.

Anfield, Liverpool.

Pour les lecteurs aguerris (Les vrais) vous avez pu remarquer que j’ai glissé quelques références à l’univers fantastique de George R. R. Martin nommé Game of Thrones, dans mes différents guides. Étant un grand fan de la série et des livres je me devais de me rendre à Belfast en Irlande du Nord puisque certains décors et lieux de tournage sont dans cette ville. J’ai pu également aller au Game of Thrones Studio Tour afin de voir les décors, tenues, effets spéciaux utilisés pour la série. La série a eu un tel impact qu’une partie du tourisme dans cette ville est tournée autour de celle-ci.

Game of thrones Studio Tour, Irlande du Nord.

Winter is coming!!

Glass of Thrones 1/6.

Bend the knee!!

Dans le même genre il y a le Warner Bros Studio Tour à Londres si vous souhaitez vous plonger dans l’univers de J. K. Rowling, et du célèbre sorcier Harry Potter. Pour le coup je ne suis pas un fan de cet univers (Game of Thrones > All) mais il faut dire que c’était plutôt impressionnant et intéressant.

Warner Bros Studio Tour.

Pour finir, j’ai voulu tester l’IMAX en Angleterre, sous la recommandation de mon frère. Je suis allé au BFI IMAX, le cinéma avec le « Biggest Screen in UK ». Alors effectivement l’écran est très grand, et le son est très bon également. Si vous voulez y aller il va falloir choisir une bonne période car un seul film est diffusé par période, moi je suis tombé sur Supergirl, juste avant L’Odyssée de Nolan (Le seum est puissant).

BFI Imax.

Quelques Conseils

Quelques petits conseils pour les étudiants qui souhaitent s’y rendre. Les cours ne sont pas trop intenses au début mais la période février, mars, avril est très intense. N’hésitez pas à prendre de l’avance sur vos projets pour ne pas finir submergés. Renseignez-vous sur les commerces car beaucoup proposent des tarifs étudiants mine de rien. Si vous prévoyez de bouger un peu en Angleterre prenez une Railcard afin d’avoir -33 % sur vos billets de train pour environ 40 € par an, par exemple l’aller-retour Preston-Manchester reviendra à environ 12 €. Les cours se terminent tôt donc vous avez l’occasion de chercher un stage pour les vacances, il faut s’y prendre tôt, et ne pas hésiter à demander des renseignements aux profs. Il existe une plateforme pour en trouver, et certains profs proposent des stages rémunérés. Par contre, la plupart des stages sont des stages de 3 mois minimum, donc, il faudra que la période estivale soit comprise dans le visa si vous voulez en faire un. Dernier conseil mais le plus important, restez sérieux dans les études mais n’oubliez pas de vous amuser comme vous aimez le faire.

Photos en vrac

Bilan

Très heureux d’avoir effectué cet échange, au début je ne me voyais pas trop faire un échange, surtout que j’ai le profil du parfait flemmard. Mais finalement je n’en retire que du positif. Cet échange m’a permis de consolider mon choix de carrière, j’ai vraiment beaucoup aimé l’informatique graphique, ça m’a permis de me diriger vers les métiers du jeu vidéo, du cinéma et de l’animation. Concernant mon anglais, il s’est beaucoup amélioré, mais je reste parfois hésitant, j’emploie des tournures de phrases trop françaises. J’aurais aimé être « fluent » mais même des étudiants ici depuis 4 années m’avouent qu’ils galèrent aussi dans leur usage de l’anglais. J’ai pu constater que certaines personnes ont des accents vraiment trop compliqués (eux c’est vraiment pas la peine d’essayer de comprendre). Malheureusement je ne m’exprime pas clairement quand je suis sous le coup de l’émotion (comme lorsqu’un arbitre siffle une faute imaginaire que j’aurais commise), le top niveau serait de pouvoir m’embrouiller avec un Anglais, mais j’ai encore du boulot pour ça. Ce n’est pas parfait mais cet échange m’a permis de voir que je pouvais évoluer dans un milieu anglophone, ce qui ouvre encore plus d’opportunités niveau carrière. J’aimerais pouvoir y retourner dans la suite de mes études, dans le cadre d’un stage ou autre, afin de perfectionner mon anglais. Rien n’est décidé mais grâce à cet échange je peux même envisager un début de carrière à l’étranger si possible. D’un point de vue social, cela m’a permis de nouer des amitiés avec des Anglais mais aussi des Brésiliens, Japonais, Indiens… c’est ce qui est pour moi le plus grand intérêt d’un échange universitaire, et je suis très heureux d’avoir eu la chance d’en effectuer un.

Merci d’avoir suivi mes aventures jusqu’au bout.

Fin.

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 2

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 2

Mars 2026,
Preston, Angleterre

L’hiver fut long, terrible et glacial. Les températures atteignaient aisément les -2°C par moments, les ténèbres de la nuit prenaient de plus en plus de place face au soleil, seulement capable de briller 8 à 9 h par jour. Les vents violents rendaient tout trajet impossible sans une bonne panoplie. Le combo capuche-écharpe me permettait de survivre quelques minutes, hélas, le vent finissait toujours par s’infiltrer au travers de mes défenses. Par chance, je ne tombe malade que peu souvent. Néanmoins, j’ai vu bon nombre de personnes succomber à la maladie, les enfants pleuraient, les aînés se plaignaient, les rations s’amenuisaient, mais le froid continuait à subsister. Certains de mes compagnons, avec qui j’ai partagé le souper et vécu nombre d’aventures, sont également tombés.

Toutefois, un nouvel espoir pointe à l’horizon, les jours se font plus longs, mes compagnons sont guéris, le dégel de la glace et des neiges avance rapidement (Il ne neige pas réellement à Preston), et le ciel prend peu à peu des couleurs que je n’osais espérer.

(Oui, j’ai pris le ciel en photo car c’était la première fois que je le voyais bleu ici.)

L’avenir promet des jours plus chauds, cependant l’angoisse et la terreur resurgissent lorsque je repense à cette période. Je suis optimiste mais je reste tout de même vigilant car nous le savons, la nuit est sombre et pleine de terreurs.

Note de fin : Pour résumer, il fait froid mais ça passe.

Avancement de la mission

J’ai pour mission principale de me former à l’art de la « Computer Science » comme l’appellent les locaux, mais je dois également découvrir les us et coutumes de ces habitants.

Voici quelques observations données en vrac :

Jusqu’à présent, j’ai découvert que les Anglais ne sont pas très différents des Français, les tenues sont globalement les mêmes, jeans/T-shirt/sweats pour la majorité des gens. On peut noter que les jeans ont généralement une coupe large donnant un style streetwear, il est parfois difficile de trouver des jeans slim ou skinny.

Concernant les hobbies, les Anglais passent beaucoup de temps dans les pubs, des lieux de retrouvailles entre familles et amis, il n’est pas rare de voir des familles venir avec leurs enfants. J’ai moi-même passé beaucoup de temps à jouer à des jeux de cartes et faire des parties de Mister White et de Mafia. La culture du foot est très présente, les pubs sont idéales pour suivre les différents matchs. Pour les passionnés de musique, la live music est très présente dans les pubs, différents groupes viennent performer chaque soir, ce qui fait que les nuits peuvent paraître plus animées qu’en France.

Au niveau des repas, mes recherches semblent montrer que les Anglais mangent assez copieusement le matin, et plutôt léger et rapide pour le déjeuner. Ils ont également tendance à dîner très tôt à mon goût, aux alentours de 18 h ou 19 h. La cuisine asiatique est très présente dans les rues de Preston, les restaurants indiens, népalais, coréens, japonais… sont facilement trouvables ainsi que quelques adresses afro-caribéennes si jamais cela vous tente. Le marché reflète parfaitement la multiculturalité de la ville.

Le fait que, dès l’entrée en maternelle, les élèves portent l’uniforme avec le blason de l’école laisse penser que le système éducatif anglais est strict. Je n’ai pas pu constater cela, toutefois à l’université les élèves s’adressent aux professeurs par leur prénom et ont tendance à être très familiers avec eux. Par ailleurs, les cours à l’université paraissent plus tourner sur la pratique que sur la théorie, moins d’heures de cours, et les contrôles de connaissances sont moins fréquents donc j’aurais tendance à dire qu’il est plus facile de réussir son année, et c’est moins stressant (Cela semble pareil dans des cursus comme mécanique, électronique…).

Comme évoqué précédemment, les Anglais ont développé une résistance à la pluie. Là où, dans le sud de la France, on évite de sortir lorsqu’il pleut, les Anglais ne s’en privent pas. La pluie ici n’est jamais vraiment intense comme lors d’un orage, elle est toujours présente mais pas souvent puissante (Pour le coup je n’ai jamais vu ni entendu la foudre ainsi que vécu un orage depuis le temps).

Un point que je trouve étrange est le fait que les livreurs ne verront aucun souci à déposer un colis devant la porte de votre immeuble (intérieur et même extérieur) selon mon frère qui a vécu 7 ans ici, les Anglais ont l’habitude de cela, visiblement ils n’ont pas peur des vols.

Parfois c’est laissé sous la pluie

Choses à faire et ne pas faire

Il n’y a pas vraiment de choses à éviter pour ne pas froisser les Anglais, gardez simplement votre attitude normale et tout devrait bien se passer. Bien sûr la politesse et la gentillesse sont toujours bien perçues dans ces contrées donc continuez si vous l’êtes. Petit fait amusant, j’ai rencontré par le biais d’un ami en commun un Lyonnais qui est, lui, un étudiant international. Un beau soir nous sommes allés au cinéma avec un ami british, à la fin de la séance cet ami british avait laissé tout son bordel (seau de popcorn, boisson, papier…). Nous lui avons fait la remarque qu’il n’avait pas débarrassé son siège, ce à quoi il a répondu que c’était normal en Angleterre, que les employés doivent nettoyer. Alors effectivement il n’y avait aucune poubelle dans la salle, mais je reste tout de même sceptique face à cette découverte, de mon point de vue il avait juste la flemme.

En conclusion

Preston est une petite ville sympa, même si on en fait vite le tour. La ville est très multiculturelle à dominance asiatique disons, par exemple il y a Diwali qui est très célébré ici avec des décorations lumineuses, des feux d’artifice… C’est une fête hindoue (Hindoue mais aussi célébrée par différentes communautés je crois) que je ne connaissais pas du tout avant. Le Nouvel An chinois est également plus présent qu’en France, vous pouvez trouver des équipements de cricket à Decathlon. Les plus grandes différences sont pour moi l’architecture des bâtiments, avec leurs briques rouges, le nombre de maisons mitoyennes dans lesquelles beaucoup de gens vivent (Ce sont plus des maisonnettes) et la météo, toujours de la grisaille, ce qui peut être perturbant et triste pour des Sudistes. Mais les gens sont chaleureux et bons vivants, donc, on s’y plaît tout de même.

Clap de fin sur mon Erasmus : Une aventure suédoise inoubliable

Clap de fin sur mon Erasmus : Une aventure suédoise inoubliable

Toutes les bonnes choses ont une fin. Après un semestre riche en neige, en découvertes et en rebondissements administratifs, il est temps pour moi de tirer le bilan de cette expérience en Suède. Si je devais résumer ces derniers mois en un mot ? Inoubliable.

Un bilan académique : Le défi relevé !

Comme je vous l’expliquais dans mon précédent post, dompter la plateforme Ladok et les doubles inscriptions aux examens n’était pas gagné d’avance. Pourtant, le verdict est tombé : j’ai validé l’intégralité de mes matières ! Au-delà des notes, c’est la qualité de l’enseignement qui m’a marqué. Les cours étaient passionnants et très axés sur la pratique. Les professeurs, toujours accessibles et flexibles, créent une atmosphère de travail beaucoup moins stressante qu’en France. Même le système de rendu par « numéro de semaine » (le fameux Week 42) est devenu une seconde nature. Cela a pris vraiment pas mal de temps a être compléter car j’avais un examen de rattrapage en ligne a faire vers mi-février donc la correction plus la validation n’arrive que maintenant.

Plus qu’un simple échange, une leçon de vie

Partir en Erasmus, ce n’est pas seulement étudier dans un autre pays, c’est s’adapter à un nouveau rythme. J’ai appris à aimer l’obscurité précoce de 16h, qui donne une excuse parfaite pour se retrouver entre amis dans la chaleur des bâtiments du campus.

Grâce aux activités de Culture Connection, mon intégration a été ultra rapide. Entre les parties de Loup-Garou endiablées le mardi et les sessions de sport pour braver le froid, je repars avec des souvenirs plein la tête et des amitiés nouées aux quatre coins de l’Europe. Mon « passeport de badges » est bien rempli, même si certains Easter eggs resteront pour moi de grands mystères suédois !

Pourquoi vous devriez franchir le pas

Si vous hésitez encore à choisir la Suède pour votre échange, n’ayez plus peur du froid ou de la nuit. L’ambiance « féerie de Noël » qui s’installe dès novembre, le grand sapin du centre-ville et la bienveillance des locaux compensent largement les -3°C extérieurs.

En résumé : J’ai adoré chaque instant. Je repars avec un bagage académique solide, une meilleure maîtrise de l’anglais (et quelques mots de suédois !), et surtout, la satisfaction d’avoir réussi ce pari.

Le conseil de la fin : Foncez. La Suède ne vous transformera pas seulement en expert des examens sur ordinateur, elle vous ouvrira l’esprit comme aucune autre destination.

MY ERASMUS EXPERIENCE, PART 2 : CULTURAL STUFF TO KNOW ABOUT BELGIUM

MY ERASMUS EXPERIENCE, PART 2 : CULTURAL STUFF TO KNOW ABOUT BELGIUM

Hello everyone ! For this second article on this blog about my Erasmus experience in Mons (Belgium), I will explain you the cultural specificities beyond obvious facts.

Yes but..

Unfortunately I will start by maybe disappointing someone: Belgium isn’t drastically different from France, so you won’t experience a massive cultural shock.

Actually, while French people immediately think of Stromae or Angèle when thinking about Belgian celebrities, in reality these artists aren’t necessarily highlighted by Belgians. Their Spotify playlists are quite identical to ours.

The point that struck me the most, and which I find frustrating, is the feeling of cultural invasion from France. Just look at the medias: French channels like TF1, France 2 and France 3 are on the TV among the top ten channels, by the way Belgians channels even sometimes broadcast french emissions, also there is a large part of french content in social medias.

The asymmetry in general knowledge is particularly revealing. For example, any Belgian would know political or general news from France, and most people could place a medium-sized city like Nîmes on a map without major errors. On the contrary, the average French knows quite nothing about Belgian political news (do you personally know Bart De Wever or Georges-Louis Bouchez or even Philippe 1er ?) and would struggle to locate cities like Charleroi or Namur correctly on the map.

This feeling of a one-way cultural exchange is, in my opinion, deeply unfair. While this is simply my personal hot take, I perceive it as a somewhat cultural complaisance towards this dominant external influence, and it makes me wonder about the health of national identity among french-speaking Belgians.

What you can do in Mons

In my opinion, Mons is one of the best city to preserve and dynamize its local culture throughout the year, contrasting with Avignon which concentrate all its culture into a three-weeks overcrowded summer theater festival and a papal palace.

In Mons, there are all these major cultural events (non exhaustive !):

End of September: les Fêtes de wallonie. a very great party during a week, with concerts and spectacles.

Mid-October: la Nuit des musées. all the museum of the city are highlighted and we are encouraged to visit them that night, which was very pleasant for me.

November: A carnival that lasts for a month, it’s nice to go once. There’s a thrill ride, stuffed animals, and food (the churros are expensive but tasty).

December: Mons Coeur en neige. It looks like just a standard Christmas market, but it will take place soon (as I write this in November).

End of January: les Fêtes des Lumières. Honestly compare it with the same event in Lyon, it’s look cute, and it will happen just at the end of my Erasmus semester.

End of March: la Coupe du Mons (yes it sounds like the World Cup) is a well-known week of amusement for the UMons’ students, organising a friendly football competition in which student associations are involved.

May 31th / June 1st: la Ducasse et le Doudou de Mons. This is undoubtedly the most famous event in Mons, it’s a huge manifestation which takes its roots into Mons history.

La vidéo de la montée du car d’or avec la ducasse

La vidéo du combat contre le doudou

What you can do in Brussels

Let’s be direct, Brussels is a continent-scale metropolis, you can find pretty much everything you could imagine there. There is a plenty of nationalities cause to the immigration and the European Union’s employees.
It’s cheap and quick to go there from Mons, so go ahead, but don’t romanticize it too much please.
Just for a little secret, the city is famously associated with the Smurfs.

Cultural and linguist regions (spoiler: it’s complicated)

First, don’t ask me to try the belgian accent, I absolutely can’t.
What we generally refer to as the Belgian accent is actually mostly the Liégeois accent, but anyone speaking with any accent is first assumed weirdly to be from Liège. However younger generations tend to have a less pronounced accent, because of the Internet and that french cultural exposure again.

Here are some tips for mastering the characteristics of Belgian French :

  • My favorite one: The verb « savoir » can replace « pouvoir » in some cases. For example, « Je ne sais pas aller à l’université » doesn’t mean the student has suddenly forgotten the road; it means they can’t go because their car broke down or they have a broken leg, or some other impossibility. So you might encounter sentences such as “Je ne sais pas payer par carte bancaire” which implicitly means that he has a problem with his bank, ou « Je ne sais pas allumer mon ordinateur » because the battery is dead.
  • About the numbers: 20 is pronounced in a special way I can’t even describe, 70 is septante, 80 is quatre-vingts, 90 is nonante. (Note: in Switzerland it’s septante,huitante,nonante).
  • As a French person, you’ll struggle to name some common institutions. Here, professional studies (our BTS) are called Haute École; the Crous is simply the résidence/restaurant universitaire; the entire school class system is different and brain-hurting for me, and our university Licence is called a Bachelor here (which has nothing to do with the Bachelor from a private school in France).

Across the whole country (and even extending into the Nord department of France), you’ll find common architectural markers: a belfry (Beffroi) in every major city (built by the secular industrial bourgeoisie) and a Grand-Place (yes, it’s spelled that way).
You could also notice that religion has a larger influence here, especially within schools.
There are some « sensible » subjects in Belgium such as : the « Question Royale » which historically and culturally divided the population over whether to keep the monarchy ; and the belgian colonization of Congo, some people here don’t fully acknowledge or deny the scale of the crimes against humanity committed by their country in Congo.

You absolutely must know that Belgium is composed of two distinct regions: Wallonia and Flanders.
Wallonia is the french-speaking half of Belgium, there isn’t so many cultural expression here and focused on its deplorable industrial past. If you drive the highways, you’ll see countless abandoned factories. The common architectural feature is brick. The population is generally often poorer, leaning left politically, and more secular, facing high unemployment rates..
Otherwise Flanders is the « dutch »-speaking half of Belgium. To be honest, Flandres deserves more to be visited thanks to its architecture and culture, which is may more interesting for a tourist than Wallonia. But be warned, a hard regionalist identity drips over society. Outside of very touristy areas, you may encounter people who are openly discriminatory and insulting towards French people (as well as Black and Arab people), their goal is secession from Belgium, in short there are many stories on the Internet..

Attention, Lille in France considers itself the capital of Flanders, but this is culturally wrong ; in my opinion, it’s a stolen title, maybe due to our famous french ego.

You waited for it : Gastronomy

I already mentioned in the first part of my blog that the famous Belgian fries are often fraudulent because they are frozen, and that hasn’t changed since then. If you’re going to eat frozen fries in some places, you might as well stay at your favorite fast food in your home country, avoid to be disappointed please.
Also, keep in mind that beers are often stronger in Belgium, and of course larger. Shame on me, but I was starting to get drunk after just one beer.
If you like blood sausage, then fricadelle also exists, which Belgians are very proud of. If you don’t like it or don’t know what it is, please don’t give it a try.
Waffles are also enjoyable, whether they are Brussels waffles or Liège waffles. (PS: in belgian french it’s often waffle too and not gaufre).
Flanders also have its own specialities, it’s not astonishing, but just ok for a decent journey in Flanders.
About moules-frites, it’s more towards the North Sea coast (like Ostend), but doing it in autumn or winter is clearly pointless and unpleasant.

A true stereotype, the Belgian mentality

Finally, Belgians are well known for being warm, friendly, and relaxed, as I mentioned in the first part of my blog. If I had to give you an example, I would suggest watching the show “Le Grand Cactus” which is broadcasted on RTBF television and is also available on Instagram (@legrandcactus).

Voilà c’est la fin de ce deuxième article, j’espère que vous l’avez aimé car j’y ai vraiment passé 6 heures d’affilé, je sais même pas comment j’ai fait lol..

Vivre au Québec en Hiver

Vivre au Québec en Hiver

L’hiver au Québec est une véritable épreuve de survie quand on vient d’Avignon. Tandis qu’à Avignon l’épreuve principale est le mistral et l’humidité; ici c’est la neige, les -30 degrés, l’air sec et le verglas.

Les vêtements

Pour ma part, la stratégie vestimentaire consiste à porter des t-shirts de ski (type Damart), une polaire et une doudoune épaisse. Pour moi cela suffit pour le torse. Toutefois, c’est plus délicat pour les jambes : sous pantalons (comme des genres de leggings), joggings un peu rembourrés et chausettes épaisses et chaudes qui remontent sur les tibias.

Quand le climat s’acharne sur moi, je peux éventuellement ajouter mon pantalon de ski, bien que j’évite au maximum. En effet, les bâtiments publics (ici, l’université) sont chauffés assez fortement et il peut être pénible de se déshabiller quand on fait des allers retours à l’université. Pour donner un ordre d’idée, si je ressemble à un ours à l’extérieur, je peux être en vêtements d’été en intérieur sans problème.

Enfin, je recommande d’acheter des chaussures d’hiver dans des magasins québécois. Le prix pour des chaussures -30° peut monter entre 80 et 100 euros, ce qui est conséquent quand on est étudiant, mais personnellement je trouve cela nécessaire pour éviter de perdre mes orteils. De plus, ces chaussures sont plus adaptées pour la marche dans la neige que des baskets simples. Je recommande également la combinaison classique gants + bonnet + écharpe, mais également de quoi couvrir le visage, que ce soit une écharpe épaisse, un tour de cou, etc. Quand je sors plus de 5 min dehors, j’ai l’impression de ne plus sentir mon visage … Pour l’anecdote, apparemment on reconnaît des français au Québec parce qu’on porte des écharpes, les québécois sont résistants au froid et peuvent sortir le cou à l’air sans finir à l’hôpital.

Les risques

Quand on n’est pas habitué, les risques du froid et du climat sont multiples. Si vous êtes déjà habitués à la montagne, des réflexes existent sûrement déjà; toutefois il est à prendre en compte qu’il faut les appliquer tout le temps au Québec, y compris quand on marche de façon extensive en extérieur pour, par exemple, aller à la faculté. C’est donc beaucoup plus épuisant que quelques mètres entre un immeuble et une piste de ski dans les Alpes.

Au delà des vêtements discutés plus haut, il est important de faire attention au froid, même habillés chaudement. Une fois le visage ou autres extrémités anesthésiées, il est difficile de se rendre compte du point de bascule entre « membre froid » et « membre à amputer ». Il faut donc être sur ses gardes. Il faut bien sceller toutes les jonctions de vêtements, mettre le pantalon sur les chaussures, les gants sur le manteau ou vice versa, etc.

Il est important selon moi de mettre des chaussettes vraiment épaisses pour bien tenir dans ses chaussures, qu’elles ne bougent pas d’un mm de votre pied. Marcher sur de la neige c’est épuisant, il faut donc que la chaussure tienne bien, pour minimiser l’effort. Puis sur une plaque de verglas, il faut pouvoir compter sur ses pieds pour se rattraper. L’astuce pour marcher est d’être fléchi sur ses jambes et s’assurer que chacune est solidement planté au sol, que si l’autre glisse on puisse tenir sur une jambe sans perdre l’équilibre. Si les mains sont dans les poches, il faut pouvoir les sortir le plus vite possible pour se balancer en cas de glissade. Il va sans dire que la prudence est de mise; il arrive d’avoir des tombées de neige ou des brouillards intenses où il faut faire attention à chacun de ses pas, il arrive d’avoir des « pluies verglaçantes » où le lendemain l’entièreté des trottoirs sont recouverts de verglas (je ne recommande pas d’ailleurs de sortir ces jours là), ou bien les allées déneigées qui représentent un piège car parfois on ne voit pas au sol le verglas et on glisse par excès de confiance.

Quelques tips divers

Activités

Malgré le froid qui s’abat sur le Québec en hiver, il existe des choses sympathiques à faire en hiver.
Par exemple, il est commun de trouver des pattinoires saisonnières en extérieur, notamment dans les parcs. Vous pouvez y faire du patin (à condition d’en avoir ou d’en louer), du hockey éventuellement et autres activités.
Certains animaux n’hibernent pas. Là où on voit des marmottes en été, il est possible d’apercevoir des ratons-laveurs en hiver qui cherchent à manger, des écureuils très chonky tout mignons qui courent dans la neige (non je ne suis pas passionné par ces animaux), des daims, etc.
Les paysages couverts de neige sont aussi très beaux en hiver, si vous êtes fan de randonnée et pas trop apeurés par l’effort physique, se balader dans la neige peut-être très sympathique.
Le marché de Noël et l’ambiance des fêtes de fin d’année sont aussi sympathiques à voir, surtout que Noël est beaucoup plus présent et fêté au Québec qu’en France, en témoignent par exemple les maisons très décorés qu’on aperçoit fréquemment.

Santé

L’hiver est aussi le temps de la mauvaise santé que ce soit en termes de maladies ou en termes de blessures, comme quand on glisse sur du verglas.
Je rappelle qu’en Amérique du Nord, le numéro d’urgence est le 911. Toutefois, pour des faits moins urgents, vous pouvez appeller le 811, qui vous met en relation avec du personnel médical qui, éventuellement, vous donne des rendez-vous assez rapidement. Ces rendez-vous là sont entièrement pris en charge par la RAMQ si elle vous couvre. Attention, les médicaments sont beaucoup moins pris en charge qu’en France, il faut donc prévoir des coûts plus importants, que vous pouvez ensuite envoyer à votre assurance. Durant tout séjour médical, assurez vous exprésemment de demander un service en français si vous ne maîtrisez pas bien l’anglais.

Cependant, il faut faire attention. Si vous êtes français ou de nationalité d’un des pays signataires avec le Québec, n’oubliez pas de demander la carte de RAMQ (équivalent de la carte vitale), sans quoi vous allez payer comme un étranger les frais de santé, qui peuvent devenir vite très importants surtout pour des urgences (souvent, les montants sont indiqués à l’avance sur les site des hôpitaux). Je rappelle que pour obtenir cette carte il faut un document (formulaire SE 401-Q-106 pour les étudiants en échange français), qui doit être signé par le service international d’Avignon, la sécurité sociale française et enfin envoyé à la RAMQ. Il faut s’y prendre très à l’avance, car là où la RAMQ et l’université sont rapides pour signer le document, la sécurité sociale française peut prendre plusieurs mois.

Si vous n’avez pas de RAMQ ou ne pouvez pas en avoir mais que vous pensez avoir besoin de soins médicaux, n’oubliez pas de demander l’assurance de l’UdeM. Elle est d’ailleurs donné par défaut mais il faut la régler et faire l’inscription. Si vous avez la RAMQ, il faut demander une excemption de l’assurance sans quoi vous allez payer des frais d’assurance pour rien.

Enfin, je tiens à donner un avertissement. Avant de partir pour le Québec, assurez vous d’être bien vaccinés. Rien n’est obligatoire ici, mais certaines maladies y sont présentes tandis qu’elles ne le sont pas en France. Un exemple sont les souches de méningocoques qui sont différentes. Aussi, dû à l’absence d’obligation au Québec, certaines maladies ayant disparues en France y sont plus présentes, comme la rougeole, ou la galle (qui ne dispose pas de vaccin mais c’était pour l’exemple), assurez vous donc d’être à jour dans vos vaccins, surtout si vous êtes immunodéprimés. De plus, Montréal et le Québec présentent beaucoup d’animaux en ville, qui sont sujets à la rage. Cette maladie existe toujours au Canada et revient ces dernières années au Québec; la ville de Montréal fait, par exemple, des campagnes de vaccination animales chaque année, et il est possible de voir des panneaux de prévention en ville. Je rappelle que cette maladie ne peut pas être guérie mais uniquement prévenue. Je vous conseille donc de vous faire vacciner en France, ou certaines pharmacie proposent le vaccin (environ 80€ par dose). Certains médecins le proposent aussi notamment dans des centres de vaccination internationale, où ils analyseront votre cas et où vous partez pour vous vacciner en fonction. Je rappelle que vacciné ou non, si vous êtes mordus par un animal ou que vous avez un contact avec salive ou sang d’un animal suspect, il faut se rendre immédiatement dans un hôpital afin de recevoir des soins préventifs, qui seront plus lourds si vous n’avez jamais été vaccinés.

Autre

L’avantage des villes froides, c’est qu’ils y sont habitués. Sous l’UdeM, vous pouvez vous déplacer par tunnel, ce qui évite de sortir tout le temps quand il fait très froid. Au centre ville, il est également commun d’avoir des galeries marchandes sous terre qui relient également des bâtiments hors de terre.

Quelques photos

Une rue couverte de neige le 31 décembre.
Une déneigeuse et son camion (optimus prime haha)
Une galère pour aller à l’université
La vie d’étudiant Erasmus en Suède : une expérience à découvrir

La vie d’étudiant Erasmus en Suède : une expérience à découvrir

Les bâtiments du campus : accessibilité et vie sociale

Une des grandes différences avec la vie au campus en France réside dans l’accessibilité des bâtiments. En Suède, ils restent ouverts tard en soirée avec la simple présentation de votre carte d’étudiant. Cela offre l’opportunité de participer à de nombreuses activités organisées soit entre étudiants, soit par l’université, soit par des organisations externes.

Culture Connection, une organisation phare du campus, propose une programmation riche du lundi au vendredi :

Lundi : Accès à un complexe sportif avec des activités variées (escalade, badminton, padel, etc.)

Mardi : Soirées jeux de société avec des jeux apportés par l’organisation ou par les étudiants eux-mêmes. Le point fort reste le grand Loup-Garou aux règles modifiées, réunissant environ une vingtaine de participants par partie. Ces jeux rassemblent principalement des étudiants Erasmus, ce qui en fait une excellente occasion de créer des liens.

Mercredi : Cours de danse avec au choix le Tango ou le Lindy hop, alternant chaque semaine.

Jeudi : Réunions de conversation en suédois destinées à améliorer ses compétences linguistiques et sa compréhension orale.

Vendredi : Ateliers manuels créatifs (peinture, perles, broderie point de croix, etc.)

L’organisation récompense votre participation à travers un système de badges, avec quelques « Easter eggs » amusants dont le sens vous échappera probablement (des blagues internes, sans doute).

Pour bénéficier de réductions, notamment au complexe sportif, je vous recommande de créer un compte sur le site Culture Connection et de demander votre adhésion à titre de membre. L’inscription prend quelques jours mais est totalement gratuite, et vous ouvrira droit à des réductions dans certains établissements.

L’hiver suédois : l’obscurité comme compagne

Au fil du semestre, les journées se raccourcissent progressivement jusqu’à devenir quasi inexistantes. Actuellement, le jour se lève vers 8h du matin et se couche vers 16h30-17h. Cette réalité impose une grande part de votre vie social dans l’obscurité. À la sortie des cours, c’est la nuit qui vous accueille, accompagnée par la neige et des températures avoisinant les -3°C en moyenne, sans variation significative sauf en cas de vent.

Note : cette année, la présence de neige à cette période est exceptionnelle. Normalement, elle arrive plus tard dans la saison.

L’administration suédoise : un système complexe

Inscription aux cours

Lorsque vous établissez votre accord d’apprentissage, vous devez vous inscrire aux cours sélectionnés sur la plateforme Ladok en utilisant les identifiants universitaires reçus par mail. Cependant, cette première inscription vous enregistre uniquement au cours, pas aux évaluations.

Voici le point crucial : le système part du principe que vous ne souhaitez pas passer les examens écrits ou sur ordinateur. Vous devez donc retourner sur Ladok peu après le début du cours, accéder à l’onglet « Examination » et vous réinscrire une deuxième fois pour pouvoir y accéder. Cette procédure peut sembler contre-intuitive, et m’a personnellement coûté l’impossibilité d’accéder à un examen écrit.

Heureusement, les professeurs font preuve d’une certaine flexibilité. Si vous oubliez cette étape, un mail au responsable du cours suffit généralement à régler le problème. Ils répondent relativement rapidement.

Les examens : deux formats, deux règles

Examen écrit : Vous devrez attendre environ 45 minutes avant de pouvoir entrer. Vous devez obligatoirement présenter votre passeport ou votre carte d’identité – c’est une formalité qui prévient les fraudes académiques.

Examen sur ordinateur : Si vous manquez la session, seule la séance de rattrapage demeure accessible. Rassurez-vous cependant : des sessions de rattrapage existent pour pratiquement tout, qu’il s’agisse d’assignments ou d’examens. Vous ne risquez donc jamais de rester bloqué si vous manquez une évaluation.

Note : pour le rendue d’assignement ou encore les date d’examen faites attention car ici ils fonctionnent et comptent en semaines. ex: ils vont généralement dire « l’assignment is due for the 42th week »

Autres

Entre autres, la vie ici n’est pas nécessairement ultra différente de celle qu’on a en France, à part un environnement plus froid et plus hivernal dans le style de Noël qui se met assez rapidement en place (vous pourrez voir, s’il n’est pas enlevé, un grand sapin sur la place du centre-ville) avec les rues qui sont déjà toutes décorées dans l’esprit de Noël.

MY ERASMUS EXPERIENCE, PART 1 : THINGS TO DO AND TIPS TO GET STARTED

MY ERASMUS EXPERIENCE, PART 1 : THINGS TO DO AND TIPS TO GET STARTED

Hello everyone ! I’m going to share some useful tips to help you get the best Erasmus experience in Mons (Belgium).

1. BEFORE LEAVING

First of all, start early! Take time to choose the subjects you want to study abroad and to set up your learning agreement. The coordinators in Avignon and Mons can be quite slow, so it’s better not to wait until the last minute.
Here’s the link to check the available courses for each degree: https://webcontent.umons.ac.be/web/fr/pde/2025-2026/cursus_sitemap.html
Keep in mind that you can’t choose your subjects completely freely, your program must be roughly equivalent to what you would study at your home university. However, note that courses that are supposed to be equivalent can still be quite different from those at your home university.
Personally, I’m studying “Bachelier en sciences informatiques (MONS) (Horaire jour)”, but some students were able to register in a master’s degree some years ago.
Here’s the subjects I’m following:

  • Optimisation linéaire
  • Modélisation logicielle orientée objet
  • Développement dirigé par les modèles
  • Intelligence artificielle
  • Introduction à la comptabilité
  • Cryptographie et sécurité des systèmes informatiques
  • Graphes et optimisation combinatoire
  • Initiation à l’épistémologie
  • Informatique temps-réel

In case you aren’t aware, as for Erasmus student, you only have to pay the registration of your home university, you absolutely don’t have to pay the 800 or 1200€ for Belgian universities !
At UMons, there are far fewer exercices sessions (= TD) than in Avignon, so you might have fewer opportunities to practice in classes. On the bright side, the schedule is often quite light ! By the way here is the public link to the timetables : https://hplanning2025.umons.ac.be/invite

Also, almost all exams take place in January, so there’s no continuous exams like in Avignon.

Once your application is accepted by UMons, register as soon as possible at the town hall for the mandatory “foreign students’ registration” (1ère Inscription étudiants étrangers). You can find all the details here: https://www.mons.be/fr/vivre-a-mons/etat-civil-population/demarches-1/demarches-etrangers/1ere-inscription-etudiants-etrangers
Honestly, this step is quite useless and annoying, but it’s required by law. Remember that the administration in Belgium is very slow and frustrating.

Also, to continue to have health insurance coverage, you must order your European Health Insurance Card (from Ameli in France), it’s quick and easy.

Finally, check your mailbox regularly for administrative emails. Some things (like your student card) need to be done early, so don’t miss any notifications !

2. THE ROUTE TO GET THERE

For your information, I traveled with one medium suitcase, one large suitcase, and a 40L backpack. Take some time to think carefully about what everything you will need. Don’t bother packing summer clothes, they’re already useless in September. Make sure to bring enough warm clothes instead, because temperatures in December and January can drop to around 0°C or even –10°C.

As for transportation, my best advice is to travel to Mons by train with Ouigo. You get a higher Erasmus grant if you travel by train instead of by plane, and Ouigo is much cheaper than regular French trains.
For example, I went from Avignon → Paris Gare de Lyon, then Paris Nord → Mons with Ouigo for about 51€ + 19€ with some options, way better compared to over 100€ with standard trains !

I also took advantage of my long trip to spend a few days in Paris, since I already had a stop there between the two trains. A nice way to start the Erasmus adventure !

3. SURVIVE IN MONS

Let’s start with housing. The most common way to find accommodation is through dedicated Facebook groups. Be careful to avoid scams, if someone asks for unusual documents, strange payment methods, or anything that feels suspicious, don’t continue.
As a reference, rent prices are around 400€ per month.
In Belgium, there’s something called “domiciliation”, which can be confusing for foreigners. Honestly, in many cases you don’t actually need it.
For home insurance, I strongly recommend InforJeunes, an association that helps students and poor people. Their home insurance costs only 30€ per year, and honestly you won’t find anything cheaper anywhere !

Now, about the cost of living, Belgium is more expensive than France. As a comparison, the minimum wage is about 1800€ here. Personally, I spent around 950€ in September, then 750–800€ in the following months (compared to about 550€ in Avignon). As an example, a meal at the university cafeteria costs 4€ or 4.50€ for a single dish, while a sandwich costs 3.60€ . Also remember that Erasmus is also about enjoying life and traveling a bit, so expect to spend more than usual.
Fortunately, I received 1617€ in total from the Erasmus grant, which really saved me!

When it comes to supermarkets, I recommend Delhaize and Carrefour, and don’t miss the downtown market (yes I’m a bit picky 😅). On the other hand, Colruyt traumatized me, the product quality was really disappointing in my opinion but belgians like it (help). However know that in Belgium some foods are terrible compared to France, like bread, meat, ready-to-eat vegetables in bags or plastic containers.

Also, in Belgium, you have to sort your waste and buy official trash bags (unlike in France where you can buy any black trash bag). They’re very expensive (around 10€ per roll for household waste), you place your trash bag on the street next to your door, and if your bag doesn’t follow the rules, it won’t be collected.

For your banking, you might not have any fees in Europe, but check with your bank advisor first. If you have some fees, you can open an account with Revolut for example. Keep in mind that card transactions can be slower and sometimes randomly refused. Belgium also uses Bancontact (similar to Visa or Mastercard), but it doesn’t work with foreign cards. So you might need to tell the cashier you’re paying with Visa, otherwise your payment could be declined.
And don’t forget that cash is sometimes prefered in Belgium, especially in some restaurants and little shops, so always carry some with you.

Finally for your mobile plan, I should keep your french plan because mobile data is much more expensive in Belgium (they haven’t had the “Free revolution” yet ahah).
Personally, I suggest the Free unlimited plan with 35GB in Europe for 20€/month, or another French plan that includes enough roaming data (like Bouygues Telecom, Sosh, or other summer promotions).
For the anectode, your phone will become Belgian after one month lol ! News in notifications will be Belgian, your Google and ChatGPT results will be Belgium-oriented rather than France-oriented, algorithms and recommended content in Facebook and Tiktok too, comments on social media will also be from Belgian people.

4. ENJOY YOUR ERASMUS !!!

It will probably be your only Erasmus experience (but don’t worry, it won’t be your only adventure abroad !). So don’t focus excessively on studying ; get out, travel, and meet new people !

Belgians are generally very friendly and open-minded, much more than Frenchies, which makes things easier if you are a bit shy. That said, in my opinion, Belgians are sometimes be too relaxed or careless, they don’t always do things properly, and they don’t mind !

You should absolutely join the ESN (Erasmus Student Network) and take part in their events, it’s a great way to meet people and experience student life. The Mons ESN is active, but if you’re looking for something bigger and more dynamic, I recommend the ESNs in Brussels, especially the Saint-Louis one.
However in my opinion, there is nationality grouping, Spanishs with Spanishs, Chinese with Chinese, etc. Plus there are not a lot of French students either, and since most Erasmus students study languages, as a computer science student I rarely met them on campus.
I advice you to socialize with Belgian students too, in classes (work groups !) or through associations (look at the ORE association !), join the students’ Discord server is also useful, so please don’t focus only on Erasmus groups.
At the university, there’s a system called TandeMons, where a local student is assigned to help you if you need help. Believe me, you’ll need them, especially to find your classrooms and buildings (for example, try to find without help the classroom NiBSM.008.Kwolek on your first day, that’s a real classroom name from my timetable!).

As for restaurants, unfortunately Mons mainly have snack, pizza, and poké bowls. (I said I am picky !) And please don’t go to Mons for the fries, it’s not worth it ! Try the fast-food place nearest to where you’re coming from, or better yet visit one of Brussels’ famous fry shops though be ready to wait in line !
Also, be aware that everything closes quite early imo, around 18h for shops, 22h for restaurants, and midnight for students parties ! And almost everything is closed on Sundays !
Last but not least, the city of Mons regularly organizes great local events like les fêtes de Wallonie, la Nuit des Musées, Mons en Lumières, etc.

5. IN CONCLUSION

I hope I’ve made you interested in experiencing Erasmus in Mons, I think it’s a great choice to do your first international journey !
If you need any other information or advice, feel free to contact me, I’ll be glad to help: alexandre.boyer2@alumni.univ-avignon.fr

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 1

Guide de survie en échange universitaire en Angleterre partie 1

Voici mon premier retour concernant mon aventure en Angleterre. Si j’ai bien compris, cet accord avec l’University of Lancashire est tout nouveau, je suis donc l’un des premiers élèves envoyés par l’université d’Avignon.


Avant le départ


Prérequis :

  • Avoir de l’argent
  • Niveau B2 minimum en anglais
  • Visa étudiant

Le test

Tout d’abord, il faut savoir que pour pouvoir étudier dans cette école, il vous faudra justifier d’une quelconque manière d’un niveau B2 en anglais.
Une liste de tests reconnus par l’école est fournie, le plus simple, si vous n’avez rien pour justifier votre niveau, est de passer le test en ligne de l’école E-TELL.
Le test est gratuit pour un premier essai, il suffit d’une bonne connexion et d’un micro afin de le passer.

Vous devez avoir un score général minimum de 6.5 IELTS ainsi que 5.5 minimum dans toutes les composantes, c’est-à-dire listening, reading, writing et speaking, pour le valider.

Personnellement, c’était la partie speaking qui m’angoissait le plus. Finalement, je l’ai réussie, mais j’ai lamentablement échoué à l’écrit (à ma grande surprise).
Le test est refaisable moyennant une dépense de 60£, soit un peu moins de 70€ (ça fait un peu mal), et vous avez jusqu’à fin juillet pour le réussir.

Je préconise donc de s’entraîner sur des sujets de TOEFL en ligne.
Le test n’est pas spécialement difficile, mais soyez préparé à ce genre d’exercices.
C’est la première étape qu’il vous faudra faire afin d’effectuer cet échange.

Le visa

L’UCLan ne prend en échange des étudiants que pour deux semestres et pas un. Vous allez donc devoir faire une demande de visa. Vous pouvez faire une demande en ligne sur le site UK.gov afin d’obtenir un e-visa.

Cette démarche vous coûtera au total environ 1500€ (c’est trop #@$*!).
La procédure est classique hein (très ch… donc). On vous demandera de justifier un niveau B2 et une université doit vous sponsoriser (un truc du genre).

Voilà l’intérêt de passer le test en premier, car une fois réussi, l’université vous fournira tout ça.
Aussi, sachez que l’obtention d’un numéro étudiant se fait après l’obtention de ce test, et que les demandes de logement ne se font qu’avec un numéro d’étudiant. Donc essayez de l’avoir le plus tôt possible (je l’ai eu fin juillet).

Une fois la demande faite, comptez trois semaines pour une réponse. Bien sûr, vous pouvez payer un supplément pour accélérer la démarche, enfin, si vous êtes toujours debout après les -1500€ sur votre compte en banque.

Le logement

Personnellement, j’ai opté pour le plus simple : j’ai demandé un logement dans l’une des nombreuses résidences de l’université, mais vous faites comme vous voulez.
Le campus possède plusieurs logements à des prix différents. Les moins chers sont à environ 400€ par mois tout compris.
Il faut savoir que la plupart sont des colocations avec cuisine, WC et douche en commun.
Ainsi, on a une colocation avec 5 à 7 personnes pour une cuisine équipée et deux salles d’eau.

J’ai opté pour une chambre à 460€ par mois, mais au moins il y a un petit salon en plus et seulement 5 personnes, c’est déjà un peu mieux.
Surtout qu’avec seulement trois petits frigos, on est déjà embêté niveau place.

Le nécessaire pour nettoyer sera fourni, mais il va falloir acheter des ustensiles et autres.
La laverie est dispo 24h/24 pour environ 6€ (lavage + séchage).

L’un des gros avantages est que vous pouvez venir récupérer vos clés grâce aux agents de sécurité 24h/24, donc pas besoin de stresser pour le rendez-vous de prise des clés : il suffit d’indiquer le jour, remplir un petit papier et c’est plié.

Aussi, il faut savoir qu’il y a plusieurs formules de paiement : trimestrielle, 25% puis 75%, ou tout d’un coup.

Quelques conseils

Faites-vous un compte sur une banque en ligne type Revolut ou Wise, afin d’éviter les frais de conversion de devises.

Niveau forfait mobile, vous pouvez garder votre forfait de base, il y a du wifi partout sur le campus, donc ça devrait aller. J’ai décidé de revenir en France en décembre pour les vacances donc il ne devrait pas y avoir de problème avec ma puce.

Le visa vous permettra de travailler, donc vous pouvez faire une demande pour le National Insurance Number, nécessaire pour travailler.

Prévoir des vêtements et chaussures pour la pluie.
Acheter des adaptateurs pour les prises.

Une fois sur place

Le premier jour

J’ai donc fait mon entrée sur le territoire le vendredi 19 septembre vers 19h. J’ai pris l’avion de Marseille, escale à Paris, puis direction Manchester, et pour finir le train jusqu’à Preston.
C’était ma première fois à l’étranger tout seul, donc j’étais plutôt excité.

Un peu surpris que les gens autour ne parlent plus français, mais surtout qu’ils fassent leur vie dans la rue comme si de rien n’était alors qu’il pleuvait pas mal ce soir-là.
Pas mal de gens en short/t-shirt malgré la pluie et le vent, enfin bref, pourquoi pas.

Il y a plusieurs résidences comme je l’ai déjà précisé, mais comptez 15 à 20 minutes de marche depuis la gare jusqu’au logement. Ce n’est pas si loin une fois qu’on connaît le chemin.

Une fois dans le logement, je constate que je suis le premier des locataires.
De plus, je constate aussi que les Anglais n’ont pas inventé les robinets uniques : il y en a un pour l’eau glacée et l’autre pour l’eau bouillante pas de juste milieu (faire la vaiselle devient un enfer!!).

Étant arrivé tard, je suis allé me prendre une pizza (il y a pas mal de snacks) et, malheureusement, n’ayant pas de couverture, j’ai dû dormir avec ce que j’avais comme vêtements dans ma valise.

La première semaine

La première semaine est la semaine de bienvenue : c’est là que la majorité des étudiants arrivent. L’université organise plusieurs activités afin de sociabiliser un peu.
C’est là qu’il faudra aller régler quelques démarches administratives aussi. Je conseille de ne pas y aller dès les premiers jours, vu que toute la ville y va en même temps. De plus, rien ne presse.

Aussi pas mal de snacks et de bars offrent des coupons de réduction ou des repas gratuits, profitez-en, c’est gratuit.

Shopping

Concernant la nourriture, je tiens à dire qu’en France, on mange bien en fait. J’ai l’impression que la nourriture est un peu plus fade en Angleterre.
Il faut savoir que le coût de la vie est légèrement plus cher en Angleterre, mais vous pouvez aller faire vos courses à Lidl ou Aldi, pas trop chers et à 20-25 min de marche.

Sinon, il y a des Tesco Express un peu partout, un peu plus chers, mais avec des produits intéressants.
Je n’ai pas trouvé d’hypermarché pour l’instant, il faudrait prendre le bus pour ça car c’est un peu loin.

Niveau restaurant, je n’en ai pas fait encore, mais quelques snacks sont sympas et moins chers qu’en France. Pas mal de nourriture indienne et pakistanaise si ça vous tente.

D’ailleurs, en tant que musulman, je précise qu’on retrouve pas mal d’enseignes halal, étant donné que la communauté musulmane y est très présente.

Pour les vêtements, je suis venu équipé donc je n’en ai pas trop acheté, mais de ce que j’ai vu, c’était assez cher (même H&M).Il y a un centre commercial à côté de la gare, avec pas mal de magasins dont Primark.

Malheureusement, vous ne trouverez pas tout ce dont vous auriez besoin, donc Amazon sera votre plus fidèle compagnon.
D’ailleurs, notez qu’en Angleterre, si vous n’êtes pas là pour récupérer un colis, le livreur ne s’embêtera pas : le colis sera laissé par terre, dans ou devant la résidence.
Avec tout le va-et-vient des résidences, je ne prendrais pas le risque.
Aussi, ils se permettent de laisser le colis chez un voisin. Dans notre cas, le colis peut se retrouver dans un autre bâtiment, allez savoir où.
Mais visiblement, ça ne choque que moi.

Transport

Tout est à maximum 30 minutes de marche, donc je ne pense pas qu’un abonnement soit nécessaire.
D’ailleurs, les bâtiments pour les cours sont à environ 10 minutes de marche, donc vraiment, ce n’est pas nécessaire.

Sociabilité

Il y a pas mal de pubs et de boîtes de nuit, mais personnellement ce n’est pas trop mon délire.
Je conseille tout de même de participer aux activités lors de la semaine de bienvenue : beaucoup de clubs organisent des événements ouverts à tous, c’est quelque chose à ne surtout pas manquer.
Les frais des clubs sont accessibles : personnellement, je suis dans le club de JDR et jeux de société, ainsi que celui de floorball, et je passe quand je peux à celui de badminton.

Sports

L’université offre un abonnement à la salle de sport à environ 110€ pour toute l’année scolaire.
Aussi, pour accéder aux complexes sportifs et donc aux clubs, il faut payer un abonnement d’environ 55€ l’année. Ces 55€ sont compris dans les 110€ si vous prenez l’abonnement salle + clubs. La salle de sport paraît petite sur le site, mais en réalité elle est assez grande et bien équipée.

Les cours

Rassurez-vous, les profs parlent globalement tous « correctement ».
Je ne comprends pas tout, bien évidemment, mais ça ne devrait pas m’empêcher de réussir cette année scolaire.L’EDT est très léger, environ 15h de cours max. Les cours s’articulent autour de projets pour chaque module.L’EDT est léger car un travail en autonomie est attendu, donc il ne faut pas baisser sa garde.

Quelques conseils

Niveau sociabilité, les Anglais ont un accent très prononcé pour certains, incompréhensible pour d’autres, il est donc difficile de sociabiliser avec ces contraintes, surtout en groupe lorsqu’ils parlent entre eux.

Personnellement, les quelques amis que je me suis faits actuellement sont eux aussi étrangers. Il est donc plus simple de parler avec eux, étant donné qu’ils se retrouvent dans la même situation que vous et font des efforts pour comprendre ce que vous dites et pour se faire comprendre.

Malheureusement, les étudiants restent souvent entre groupes de même ethnie (il y a des clubs d’Indiens, de Japonais, de Coréens…), donc l’intégration est un peu plus complexe, étant donné qu’ils parleront une autre langue que l’anglais.

D’ailleurs, il y a très peu de Français : je n’en ai rencontré aucun depuis le temps. Pas de club de Français, rien.
Alors c’est très bien pour l’immersion, car un ami japonais m’a affirmé qu’il y avait des Japonais dans tous ses cours, même dans sa coloc et qu’ils ne pratiquent pas trop l’anglais par conséquent. Vous, vous serez alors obligés de vous y faire, soyez préparés.

Téléchargez l’application de l’université, tout est regroupé dessus. Il y a même une map du campus : entrez le nom d’une salle et vous obtenez un itinéraire précis pour y aller.

Soyez vigilants sur la route : en effet, les Anglais roulent à gauche. Ça paraît bête, mais c’est extrêmement déroutant au début. J’ai failli me faire renverser trois fois à ce jour.

Il y a beaucoup de magasins qui proposent des produits du monde : des magasins afro-caribéens (très utiles pour moi personnellement), des magasins asiatiques aussi je conseille Asia Continental, pour tout ce qui est produits d’Orient et halal. Ils proposent également de la vaisselle et de la literie à prix correct.

Essayez de cuisiner vous-mêmes, c’est très important non seulement pour votre budget, mais aussi pour votre santé.
Les snacks n’étant pas aussi chers qu’en France, on a vite fait de commander souvent.
Un bon exemple : deux de mes colocataires ont pris du poids en un mois seulement (se nourrir de nouilles instantanées et de fast-food quotidiennement, c’est pas top). Mais j’imagine qu’ils essaient de prendre du gras car, l’hiver vient, après tout.

Il fait nuit très tôt. Nous sommes actuellement fin octobre quand j’écris ces lignes : il fait nuit à 17h seulement. Prenez ça en compte lors de vos déplacements.

En conclusion

Quelques petites galères, mais pour l’instant je me plais bien ici.
Mon objectif, en plus de finir l’année, est de revenir « fluent », comme on dit.
Ça ne fait qu’un mois, mais je sens déjà une petite amélioration. J’espère que cela va continuer. C’est tout pour moi aujourd’hui vous verrez la suite de cette aventure si une voiture n’a pas eu raison de moi.

Début de semestre en Suède à Linnéuniversitetet Automne 2025/2026

Début de semestre en Suède à Linnéuniversitetet Automne 2025/2026

Logement

L’une des parties les plus importantes du séjour concerne bien sûr le logement.
Autour du campus, vous trouverez de nombreux appartements étudiants proposés par différentes enseignes.

Mon expérience : Stubor

Personnellement, j’ai choisi Stubor, qui était recommandé dans le mail reçu après l’acceptation.
Le logement est assez sobre et fait un peu plus de 20 m². Il comprend :

  • une cuisine équipée,
  • un lit,
  • un canapé,
  • une table et des chaises,
  • ainsi qu’une télévision.

Le tout pour environ 500 € par mois. (5000 Sek environ un rapport de 1 euro pour 10 Sek si on veux calculer vite.)

Le complexe d’appartements

Le complexe Stubor est composé de plusieurs immeubles situés à proximité les uns des autres.
Ils sont facilement identifiables grâce à leur numéro affiché sur les murs ou à leur couleur distinctive.

Les services : poubelles et laverie

Les poubelles et la laverie se trouvent dans un local extérieur situé devant l’immeuble.
L’accès se fait uniquement à l’aide d’une clé, valable seulement pour le local de votre bâtiment.

👉 Bon point : l’utilisation de la laverie est gratuite !
Vous n’avez rien à payer : il suffit de mettre vos vêtements, de choisir un programme et de lancer la machine.
La lessive et l’adoucissant sont déjà fournis.

Les options à la location

Lors de la location de votre appartement (en tout cas chez Stubor), plusieurs options vous sont proposées :

  • un kit IKEA, contenant quelques affaires pour la cuisine (couverts, ustensiles, etc.) — je ne l’ai pas pris personnellement,
  • un service de ménage,
  • un jeu de draps, car aucun n’est fourni à votre arrivée.

Le paiement du loyer

Le loyer se paie par tranche de trois mois :
vous réglez trois mois d’un coup, puis à nouveau trois mois un peu plus tard.

Nourriture

Je n’aurai pas énormément de choses à dire sur ce point, car je prépare mes propres repas depuis mon arrivée.
Cependant, il y a quelques éléments intéressants à noter !

Les pâtisseries et viennoiseries locales

Les Suédois (ou selon le pays concerné) ont beaucoup de pâtisseries et viennoiseries qu’on ne trouve pas en France.
Parmi elles, on retrouve le fameux kanelbulle — une spécialité locale ressemblant à un roulé à la cannelle, mais typiquement de chez eux.
Un vrai régal à goûter au moins une fois !

Les pizzas : des goûts surprenants 🍕

Un autre point qui nous a bien fait rire, moi et mes amis français, ce sont leurs goûts parfois très étranges en matière de pizza.
Oubliez la classique hawaïenne : ici, vous pouvez tomber sur des combinaisons encore plus improbables, comme un mélange poulet–curry–moules–crevettes !

(Amis italiens, paix à votre âme… 🇮🇹🍕)

Campus

Le campus en lui-même est assez grand — beaucoup plus vaste que celui d’Agroparc à Avignon.
On y trouve :

  • les logements étudiants,
  • plusieurs salles d’étude,
  • un poste de police,
  • le centre de formation des policiers (eh oui, les policiers sont formés directement sur le campus — donc niveau sécurité, rien à craindre !),
  • un gymnase avec salle de sport,
  • ainsi que plusieurs terrains extérieurs pour pratiquer différents sports : football, handball, volley, etc.

L’EDT

Au début, la tête de l’emploi du temps peut faire un peu peur :
il ne ressemble pas du tout à ce qu’on connaît en France.
En plus, quand on ne connaît ni le campus ni les salles, ça peut sembler un vrai casse-tête…
Mais pas d’inquiétude : une fois qu’on comprend comment se repérer, tout devient très simple.

💡 Exemple :
Si la salle indiquée est D01134, cela signifie que vous êtes :

  • dans le bâtiment D,
  • au premier étage,
  • dans la salle 134.

Pour les amateurs de sport

Bonne nouvelle pour les passionnés de football :
il y a plusieurs stades autour du campus et beaucoup d’étudiants organisent régulièrement des rencontres amicales.
C’est une excellente occasion pour rencontrer des gens de tous les horizons et partager de bons moments !

Transport

Pour se déplacer sur et autour du campus, vous avez principalement deux options (hors la marche à pied, bien sûr) :

  • les vélos,
  • ou les trottinettes électriques.

Ces deux moyens sont très pratiques pour se rendre rapidement d’un bâtiment à un autre ou aller jusqu’au centre-ville.

🚗 Pour aller plus loin

Si vous souhaitez vous déplacer en dehors du campus ou faire une excursion plus éloignée, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Louer une voiture auprès d’entreprises spécialisées, comme SIXT,
  • ou prendre le bus, qui reste le moyen le plus économique et simple.

🚌 Le réseau de bus

Pour les bus, vous pouvez :

  • acheter vos tickets directement aux bornes situées à certains arrêts,
  • ou installer l’application Länstrafiken Kronoberg, très pratique pour acheter et valider vos trajets depuis votre téléphone.

Le réseau est très bien desservi : il y a de nombreux bus, avec une fréquence d’environ un passage toutes les 10 à 15 minutes, parfois même moins aux heures de pointe.
Les bus circulent de 5h à 23h environ.

👉 La ligne 3 est la plus importante pour les étudiants, car elle relie :

  • la gare de Växjö,
  • le campus,
  • le centre-ville,
  • ainsi que le grand centre commercial situé à l’extérieur de la ville.

Environnement

À mon arrivée, mi-août, le temps était assez agréable, avec des températures similaires à celles que l’on peut avoir en France à cette période.
Le climat est resté doux jusqu’à la fin septembre, mais actuellement — le 22 octobre — il commence à faire plus froid, avec moins de 10°C le soir… et je doute que cela s’arrête là 😅.

🌳 La ville et ses environs

La ville est très charmante, avec un joli centre-ville organisé autour d’une grande place dominée par une impressionnante église.
À côté du campus, on trouve de beaux parcs verdoyants ainsi qu’un immense lac.

💡 Vous pouvez en faire le tour à pied ou à vélo : c’est une superbe balade, idéale pour découvrir les environs et profiter du paysage, surtout au lever ou au coucher du soleil.

Magasins

Autour du campus et en ville, vous trouverez de nombreux magasins pratiques, parfois différents de ceux qu’on connaît en France.
Voici quelques enseignes qui peuvent vite devenir vos meilleures alliées au quotidien 👇

🍞 Pour la nourriture

  • Lidl – les prix les plus abordables, parfait pour les étudiants.
  • ICA – un peu plus cher, mais avec un large choix de produits et de bonnes marques locales.

🧻 Pour un peu de tout

  • MAXI – un grand supermarché où vous trouverez un peu de tout (alimentation, déco, hygiène, etc.).
  • DollarStore – l’équivalent suédois d’un magasin à petits prix, très pratique pour les produits du quotidien.

🪑 Pour le mobilier et l’équipement

  • JYSK – parfait pour acheter des meubles, de la literie ou des articles de déco.
  • Clas Ohlson – idéal pour le petit matériel, les accessoires pratiques et les objets de la maison.

👕 Pour les vêtements

  • H&M – la valeur sûre, toujours présente.
  • New Yorker – pour des vêtements jeunes et abordables.
  • Åhléns – une enseigne plus haut de gamme avec un large choix de marques.
  • Stadium – spécialisé dans les articles de sport et vêtements techniques.

🌍 Bilan à mi-parcours

Mon séjour Erasmus est encore en cours, mais après déjà plusieurs mois sur place, je peux dire que l’expérience est très positive.
Entre la vie sur le campus, les découvertes culturelles et les rencontres avec des étudiants venus du monde entier, j’ai déjà beaucoup appris et vécu de super moments.

Bien sûr, tout n’est pas toujours simple — il faut s’adapter à une nouvelle langue, un nouveau rythme et une autre façon de vivre — mais c’est justement ce qui rend l’aventure aussi enrichissante.

Il me reste encore la moitié du séjour, et j’ai hâte de continuer à découvrir, à apprendre et à profiter de tout ce que cette expérience Erasmus a à offrir. 🌟

To do / not to do – JOHANNY Titouan, échange d’un an à l’Université de Montréal (Canada).

To do / not to do – JOHANNY Titouan, échange d’un an à l’Université de Montréal (Canada).

Étant le premier ou l’un des premiers à faire un an d’échange au Québec, j’ai dû improviser et gérer des problèmes qui ne se sont pas posés pour mes camarades.

Le permis d’études.

Un étudiant en échange qui reste un seul semestre (= session au Québec), n’a pas besoin de faire de permis de séjour s’il détient un passeport français. Toutefois, pour deux semestres, c’est-à-dire plus de 6 mois, il y a besoin de faire un permis de séjour. Compte tenu du statut particulier du Québec au sein du Canada, il y a besoin d’abord de passer par le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Bien sûr cela doit être fait après l’inscription auprès de l’UDEM (mais qui est assez rapide du moment que vous relanciez les deux universités par mail).

Je conseille personnellement de s’y prendre très à l’avance auprès de l’immigration Québec (MICC). En effet, le CAQ a pris, dans mon cas, plus d’un mois et demi avant d’être délivré. Il faut également savoir que le nombre de places attribuées est limité. Ainsi, vous ne aurez attribué une place que si une place se libère au préalable, et uniquement si vous remplissez les conditions adéquates.

Ensuite, une fois que vous avez votre CAQ, vous pouvez déposer une demande de permis d’études auprès de Immigration, Refugiees, Citizenship Canada (IRCC). Cette demande peut être très longue. Dans mon cas, ça a pris plus de deux mois, il a été délivré à peine cinq jours avant la rentrée. Il est important de s’y prendre à l’avance car en cas de non-obtention avant mi-septembre, vous pouvez être exclu de l’UDEM. Il est très courant que ça dure plus longtemps, le Canada est un pays d’immigration, il y a beaucoup de demandes. En me renseignant, j’ai apris qu’une demande de permis peux prendre plus de 4 mois avant d’aboutir.

Comment s’y prendre pour optimiser le temps des demandes de permis ?

  • Rassembler tous les documents à l’avance de l’obtention du CAQ et vérifiez 10 fois que vous avez mis tout ce qu’il faut pour ne pas engendrer de retards.
  • Avoir une capacité financière importante et suffisante. Il s’agit des preuves requises par le Québec et le Canada, si votre capacité est insuffisante vous serez refusé (les seuils sont précisés sur les sites d’immigration bien sûr). Si vous avez une capacité suffisante mais pas importante, votre permis risque de prendre plus de temps avant d’être délivré. Je parlerai plus bas des frais auxquels j’ai fais face.
  • Avoir des garants financiers.
  • Prouver que vous repartirez bien du Canada à la fin de vos études et que vous ne resterez pas illégalement sur le territoire. Entre autres, vous pouvez montrer que vous allez effectuer votre master à Avignon ou ailleurs qu’au Canada.
  • Avant d’entreprendre toute démarche ou dans le cas où il y a des questions sur le processus, consultez les capsules vidéo de l’UDEM sur le sujet.

Arriver au Québec

Avant d’arriver au Québec, assurez vous de venir après avoir eu votre permis, qui, à cette étape, n’est pas encore un permis définitif mais plutôt une lettre d’introduction. Car effectivement, lorsque le permis est accepté, il vous confère une lettre d’introduction à présenter à la douane pour obtenir le permis définitif.

Anecdote :

            J’ai d’abord pris l’avion le 18 juillet pour rejoindre ma compagne à Montréal alors que je n’avais pas mon permis (seulement le CAQ). Une fois que j’ai eu mon permis au dernier moment, j’ai été confronté à une charge de stress importante :

  • Les douaniers canadiens n’aiment pas le flagpolling (tour de poteau = sortir du territoire pour re-rentrer aussitôt à des fins administratives). Mais le problème est que vous ne pouvez pas résoudre ce problème au sein du Canada quand vous avez déposé votre demande depuis l’extérieur du Canada.
  • J’ai pris un avion vers les USA pour éviter les frais supplémentaires. Or, quand je suis rentré à Montréal, j’aurais normalement dû arriver à la douane spécifique pour les USA où l’on m’aurait refusé les papiers. Heureusement, je suis arrivé à la douane normale pour une raison inconnue.
  • Ce billet d’avion a représente des coûts supplémentaires.
  • J’étais déjà fatigué et j’ai dû patienter plusieurs heures à la douane … Alors que quand on arrive de France directement on a pu dormir quelques heures dans l’avion.

Je vous conseille alors de vous y prendre à l’avance, plus spécifiquement dès l’attribution des places par la personne responsable des échanges internationaux à Avignon. D’ailleurs, elle et d’autres personnes au service mobilités vous diront qu’on ne peut partir un an. Sauf que si vous adressez un mail à l’UdeM il se peut que comme moi on vous accepte un an sous certaines conditions de notes et de places disponibles.

            Dans ce cas, prenez des billets d’avions au moins 6 mois à l’avance (pour que ça soit aussi moins cher) où vous payez une option pour déplacer les billets si le permis n’arrive pas aussi tôt que vous l’espériez.

Quelques conseils quant à l’arrivée :

  • Prenez des billets Air France si vous en avez les moyens, d’après les français à Montréal c’est la compagnie la plus confortable pour un aussi long trajet vers le Canada (et pour avoir pris Air Canada plus tard, je confirme).
  • Préparez ArriveCAN, il s’agit d’une déclaration douanière faite 72 à l’avance qui vous sauvera du temps, plusieurs heures, à la douane.
  • Si vous ne venez pas sur permis d’études, préparez votre Autorisation de Voyage Electronique (AVE), cela s’obtient en général dans un laps de temps assez court (moins d’une journée pour moi). Si vous venez sur permis d’études, il sera fourni avec.
  • Préparez tous les documents que vous avez donné pour le permis sous forme physique, à présenter aux douaniers avec votre lettre d’introduction.
  • Parlez un français irréprochable, les douaniers québécois disposent du droit de vous refuser l’entrée si vous allez dans une université francophone mais que vous ne maîtrisez pas un français suffisant.
  • Soyez poli, même si vous êtes crevé. C’est important.
  • Prenez au moins deux valises remplies à bloc (max 23 kilos par valise avec Air France), il fait déjà froid en Octobre alors si vous restez un an vous avez intérêt à avoir beaucoup de vêtements chauds.
  • Dans l’avion, lisez un guide de français québécois. Bien que la majorité des accents du Québec sont largement compréhensibles, c’est les mots employés qui sont perturbants parfois.

Le logement et la « bouffe »

            Je mets bouffe entre guillemets car au Québec, c’est un mot normal qui apparaît dans des pubs, des affiches voire même des papiers officiels !

            Je vous conseille de rechercher des logements très tôt avant votre arrivée, c’est-à-dire dès que l’UDEM vous a donné son acceptation, ou au max juste après avoir eu le CAQ. Montréal est une ville étudiante, mais comme toutes les villes étudiantes c’est la galère pour trouver un logement, surtout au dernier moment. L’UDEM peut donner des logements dans les cités U, mais ceux-ci partent vite et se libèrent peu. Les étudiants étrangers ne connaissent pas la ville et les tendances, et se retrouvent souvent avec des appartements au dernier moment insalubres et peu recommandables.

  • Trouver un appart’ ou coloc’ sans frais d’agence se fait avec Facebook marketplace au Québec.

Pour ce qui est de la nourriture, faites le plein avant de partir, mangez autant que vous pouvez ! La nourriture canadienne c’est bien deux secondes quand on découvre les fast foods et le sirop d’érable véritable, mais rapidement on se lasse de la bonne bouffe. D’autant plus que à Costco, qui est considéré comme un magasin moins cher, vend le camembert président à 7€ … Pas de Haribos à moins de 3€ le paquet, difficile de trouver de bons fruits et légumes, ou simplement des produits sains qui ne sont pas traités par vingt mille produits cancéreux et qui ne soient pas fortement dispendieux.

  • Rappel : dans votre valise ou par colis, on peut vous envoyer de la bouffe du moment que ce n’est pas de la viande/charcut’ et que c’est emballé (sous vide, canes, etc).

Dans mon cas, je vais donner les chiffres de mes dépenses, car je considère que c’est important à prendre en compte.

  • Je loue un appartement avec ma compagne, en sous-location à une étudiante elle-même partie en échange, à 5-10 min à pieds de la fac : 1020$CA ~620€, donc environ 310 euros par tête, par mois.
  • Nous sommes de bons mangeurs, on dépense environ 1200 $CA ~730€ par mois, voire plus, donc au moins 375 euros par mois par personne.

Université et ville

Dans mon cas, tous les cours sont au campus principal. Si vous avez des cours ailleurs ou que votre appart se situe loin, vous devez prévoir environ 40 euros d’abonnement STM (société de transports de Montréal) avec la réduction étudiante (lol).

            Montréal dispose de bus et de métro, toutefois ça reste mal organisé comme réseau et le métro couvre peu de surface. Des locations de vélos sont possibles mais je ne recommande pas si vous tenez à votre vie, d’autant plus que l’hiver avec un mètre de neige c’est peu recommandé.

La seule autre solution est CoVoit’ ou similaires, qui sont des plateformes de location de voitures en direct (comme des vélos à Avignon), c’est peu cher comparé à des locations traditionnelles et c’est immédiat, bien que ça représente un budget. MAIS de la même façon, si vous tenez à votre vie c’est une mauvaise idée. Si vous avez roulé en Europe, vous vous dites peut-être qu’en France on roule mal, dites vous qu’au Québec c’est pire ! Le code de la route est similaire à la France mais on considère ici que l’usage est la norme donc le code de la route n’est pas respecté et personne n’est pénalisé. Attendez-vous à :

  • Être doublés par la droite plus souvent que par la gauche.
  • Rouler à 150 km/h sur l’autoroute limitée à 100.
  • Voir des poids lourds avec des moteurs et des allures type Optimus Prime qui vous doublent à 150 km/h.

Bref, si vous êtes kamikazes, foncez !

Concernant l’université, il faut savoir que c’est grand. Très Grand. Il existent plusieurs campus et un nombre innombrable de pavillons par campus. Avec un grand nombre de salles par pavillon. Il me faut parfois 20 min pour changer de salle, sur le même campus. Les salles sont parfois mal indiquées. D’ailleurs le pavillon historique, et le plus gros (je crois ?) Roger Gaudry est tellement mal indiqué et labyrinthique qu’on se croirait au village caché de la pluie dans Naruto. Je crois qu’on peut ne jamais en sortir si on s’y perd.

Pro tip : il existe des tunnels souterrains pour se déplacer entre la plupart des pavillons du campus principal. Bien qu’il faille trouver les entrées, ce sont des tunnels peu empruntés même en hiver, et en général permettent de se déplacer plus facilement que par l’extérieur selon moi.

En ce premier semestre, il y a un cours que j’adore et que je recommande : la Programmation quantique. Il faut une base d’algèbre linéaire (ce qu’on a fait en L1 est suffisant). C’est présenté par un prof très pédagogue et intéressant, en effet il s’agit de Gilles Brassard qui est une référence dans le domaine ! J’aime beaucoup et je trouve ça très intéressant.

Balades et visites à faire avant la rentrée ou durant les weekends :

  • Le centre-ville historique.
  • Le campus principal pour apprendre à se repérer.
  • Le Mont Royal, centre de Montréal, un énorme parc très sympathique.
  • Le cimetière de Montréal, un autre parc (cimetière à l’américaine) mais avec moins de monde.
  • Le parc botanique de Montréal (très sympathique)
  • L’insectarium
  • Le biodôme (comme un zoo à Montréal).
  • Chinatown.

Pour moi ce sont très sympas ces balades car Montréal est une ville très verte dans laquelle on voit des animaux pas aussi représentés en France. Par exemple :

  • Il n’y a pas de pigeons, remplacés ici par les écureuils (oui oui, si vous n’en voyez pas au moins 5 par heure en été, il y a un problème).
  • Des marmottes (à 5min de la fac, dans le cimetière lol)
  • Des moufettes
  • Des dindons

Également, Montréal est une ville très cosmopolite dans laquelle vous pouvez entendre une multitude de langues, vous balader dans une multitude de quartiers regroupant certaines nationalités et, par conséquent, manger un max des plats différents !

            Par exemple, pour ma part c’est la première fois que j’ai vu des gens, adultes comme enfants, portant des tenues traditionnelles juives. Cela paraît anodin mais j’ai été étonné, à Avignon, voire en France, cette communauté reste plutôt invisible. J’ai pu ainsi en apprendre beaucoup sur des cultures que je ne connaissais pas ou peu.

Misc.

Il existe des accords de sécurités sociales entre la sécurité sociale et la RAMQ (équivalent du Québec), qui vous permettent d’être pris en charge au Québec (attention, c’est un système provincial). Toutefois, pour cela il faut faire remplir un formulaire étatique par le service mobilités d’Avignon (en vacances tout l’été …), puis par la sécurité sociale française, puis enfin faire la demande auprès de la RAMQ. Veuillez vous attendre à 2 mois par service, donc 6 mois total. Donc prévoyez d’entamer ces démarches longtemps avant de partir si vous voulez être couverts. Autrement l’UDEM vous donnera une assurance mais celle-là vous coûtera environ 200 euros par semestre.

J’encourage très fortement de prendre un cours d’ouverture à l’UDEM. Il existe littéralement plusieurs milliers de cours, dont des cours que vous ne reverrez jamais comme une introduction au français québécois ou encore des langues autochtones. Toutefois, comptez une quarantaine d’euros par cours non-informatique.

C’est mieux d’avoir un anglais suffisant. Les québécois sont tous bilingues et utilisent beaucoup d’anglicismes (bien qu’ils prétendent le contraire) ; des profs peuvent donner des documents en anglais, une partie des habitants de Montréal ne sont pas francophones, etc. Notamment, lorsqu’on consulte des médecins il est possible de ne pas pouvoir avoir un service en français parfois.

Costco est un magasin où on achète en (très) gros. Vous allez claquer beaucoup d’argent là-bas par passage mais ça va vous durer longtemps (bidons de jus de fruits par exemple). Ma combine : je loue une voiture que je remplis au max à chaque passage à Costco puis j’attends 3 semaines voire plus avant d’y retourner. Attention, il faut payer des droits d’entrée à Costco qui sont d’environ 30€ par an.

Les magasins de « proximité » sont Maxi, Métro, Walmart. Les prix après conversion sont similaires à la France mais le choix n’est pas fou. De façon générale, il ne faut pas s’attendre à bien manger durant votre séjour ici.

Préparez vous au bazar des unités de mesures, ici parfois c’est en impérial, parfois en métrique. Impossible de prédire quand on n’a pas l’habitude, et impossible de comparer des formats différents.

Sortez de vos préjugés langagiers. Effectivement, ici c’est vous qui êtes l’étranger, donc c’est vous qui avez un français différent voire bizarre. Les français ont souvent tendance à se moquer des accents et parlers non-standards, je recommande peu de le faire ici. Si vous ne comprenez pas, demandez poliment en précisant que vous n’avez pas l’habitude, mais ne faites pas de commentaire de plus. Les québécois sont devenus fiers de leur culture et de leur langue propre (pendant longtemps on réprimait l’accent natif au profit de l’accent standard). Aussi, il arrive que les français soient mal vus, particulièrement quand on a l’habitude de se plaindre et de tout comparer à chez nous, donc n’essayez pas de reproduire le cliché !

Si comme moi vous avez une compagne québécoise, vous pouvez vous servir d’un numéro canadien quand il faut s’inscrire à des services qui n’acceptent que ça. Toutefois, si vous voulez avoir de la connexion sans payer une blinde en France et en pouvant appeler et faire votre vie indépendamment, il existe des opérateurs comme fido qui vous feront payer une quinzaine d’euros par mois pour un service tout inclus. Bien qu’il y ait Eduroam partout dans la fac, c’est bien de pouvoir se balader dans le Québec et Montréal sans devoir sortir des cartes papier (qui sait se servir de ça de toute façon ???).

Les voitures sont toutes automatiques, c’est pas drôle quand on veut mettre une rouste aux t***s du c*l sur la route. Mais bon heureusement l’essence est peu chère comparé aux prix en France.

Achetez des convertisseurs de prises électriques. Tandis qu’en Europe on peut brancher des prises françaises plus ou moins partout Ce n’est pas le cas ici !

Et voilà, tout ce que je recommande ! Préparez-vous à être dépaysés !