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Category: Échanges internationaux

Mon Erasmus à Munich : Vie Quotidienne, Culture Bavaroise et Astuces Pratiques

Mon Erasmus à Munich : Vie Quotidienne, Culture Bavaroise et Astuces Pratiques

Munich, capitale de la Bavière, est une ville qui surprend par son équilibre entre modernité et traditions. Mon expérience Erasmus ici m’a offert un aperçu de la culture allemande, des particularités de la vie quotidienne, et des différences parfois frappantes avec la France. Voici mes impressions et conseils pour profiter pleinement de cette ville unique.

1. L’Oktoberfest : Une Immersion dans la Culture Bavaroise

Si vous êtes à Munich à la rentrée, l’Oktoberfest est un événement immanquable. C’est bien plus qu’une simple fête : c’est une célébration de la culture locale avec des costumes traditionnels (Lederhosen et Dirndl), des orchestres de musique bavaroise, et une ambiance festive.

Conseils pratiques :

  • Réservez tôt : Les tentes se remplissent vite, surtout les week-ends.
  • Apportez de la monnaie : Les paiements se font souvent en espèces dans les tentes.
  • Tentez les spécialités : Weißwurst, pretzels géants, et bières locales sont au menu.

Petit détail : l’Oktoberfest commence en septembre et non en octobre, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser !

2. Des Dimanches Silencieux et Organisés

En Allemagne, le dimanche est consacré au repos. Les magasins, supermarchés, et services sont fermés, une vraie différence avec la France où les commerces restent souvent ouverts.

Ce qu’il faut savoir :

  • Faites vos courses à l’avance, car même les grandes enseignes ferment tôt le samedi soir.
  • Profitez-en pour explorer les parcs comme l’Englischer Garten, faire une randonnée, ou visiter les musées.
  • Les boulangeries restent ouvertes le matin 

3. Les Biergarten : Une Institution Locale

Les Biergarten, ou jardins à bière, sont l’un des symboles de la convivialité munichoise. Vous y trouverez de longues tables en bois où les habitants et les visiteurs se mêlent pour déguster des bières locales et des plats simples mais délicieux.

À savoir :

  • Vous pouvez apporter votre propre nourriture à condition de commander une boisson.
  • Certains Biergarten comme celui de l’Hirschgarten offrent une ambiance unique, avec des cerfs en liberté à proximité.

4. La Vie Étudiante et l’ESN : Se Sentir Chez Soi

L’association Erasmus Student Network (ESN) joue un rôle clé pour les étudiants internationaux. Grâce à elle, j’ai participé à des soirées, des excursions, et des activités culturelles qui m’ont aidé à m’intégrer rapidement.

Astuces :

  • Consultez régulièrement leur page pour ne manquer aucun événement.
  • Les excursions dans les Alpes organisées par l’ESN sont une excellente occasion de découvrir la nature environnante.

5. Tout Ferme à 20h : Une Rigueur Typiquement Allemande

En France, il est courant de faire ses courses après 20h, mais à Munich, cela relève de l’impossible. La majorité des magasins et supermarchés ferment à cette heure, sauf dans les gares principales.

Conseils :

  • Anticipez vos achats pour éviter toute frustration.
  • Les stations-service et les supérettes de gares comme Ostbahnhof sont des alternatives de dernière minute.

6. Les Voitures et le Musée BMW

Munich est une ville emblématique pour les amateurs de voitures. Le Musée BMW est une visite incontournable pour découvrir l’histoire de cette marque légendaire.

À ne pas manquer :

  • L’exposition des modèles classiques et futuristes.
  • Le BMW Welt, un espace d’exposition gratuit où vous pouvez voir les derniers modèles et tester des technologies innovantes.

7. Randonnées et Escapades Naturelles

Munich est un paradis pour les amoureux de la nature. Avec les Alpes bavaroises et de nombreux lacs à proximité, les possibilités d’escapades sont infinies.

Mes recommandations :

  • Neuschwanstein : Un château de conte de fées à visiter absolument.
  • Lac Eibsee : Idéal pour une journée au calme, avec des vues à couper le souffle.
  • Partnachklamm : Une gorge impressionnante pour les amateurs de paysages spectaculaires.

Astuce : Le Deutschland-Ticket est parfait pour explorer ces sites sans se ruiner.


8. Propreté et Contrastes Urbains

Munich est l’une des villes les plus propres d’Europe. Les métros, les bus, et les espaces publics sont impeccables, témoignant d’une culture de respect et de discipline.

Exception : La gare centrale, Hauptbahnhof, contraste avec cette propreté. Son ambiance est souvent désordonnée, et elle peut être moins agréable, surtout le soir.


9. Choses à Faire et à Ne Pas Faire

À Faire :

  • Apprendre quelques mots d’allemand : Même un simple “Danke” (merci) est apprécié.
  • Découvrir les marchés de Noël : De novembre à décembre, ils transforment la ville en un lieu féerique.
  • Respecter les règles : Les Allemands prennent très au sérieux les traversées au feu rouge et le tri des déchets.

À Ne Pas Faire :

  • Parler trop fort dans les transports : Le calme est une règle tacite dans les trains et les métros.
  • Se promener à vélo dans les zones piétonnes : Vous pourriez vous attirer des remarques sévères.

Conclusion

Munich est une ville où modernité et traditions se côtoient harmonieusement. Entre ses fêtes emblématiques, ses Biergarten, et ses escapades en pleine nature, elle offre une qualité de vie incomparable. S’y adapter demande un peu de préparation, mais cela en vaut largement la peine.

Si vous partez en Erasmus à Munich, ouvrez-vous à sa culture unique, respectez ses règles, et surtout, profitez de chaque moment pour créer des souvenirs inoubliables ! 😊

Expérience UdeM

Expérience UdeM

Avertissement : je ne considère pas mon expérience comme représentative de l’expérience étudiante à l’UdeM, et plus généralement de l’expérience étudiante à Montréal. Dans cet article, je vais parler de mon point de vue, sans essayer d’être objectif ou de « représenter » une quelconque forme de « communauté étudiante ». Moniti estis.

UdeM : une bien belle université

Comparée à l’Université d’Avignon, l’UdeM n’a que des qualités. Plus de moyens, plus de professeur(e)s intéressant(e)s, plus de matières intéressantes, plus d’associations étudiantes intéressantes, plus d’évènements étudiants intéressants (bien que je n’y ai pas participé pour la majorité d’entre eux, étant un éternel aigri asocial). Je ne vais pas essayer d’expliquer pourquoi est-ce que tout est plus intéressant à l’UdeM, je ne suis pas du tout assez cultivé sur la question (même s’il est assez évident que le budget conséquent de l’UdeM doit être un facteur déterminant).

Cependant, la différence la plus évidente, et certainement le point le plus important : les étudiant(e)s ONT ENVIE d’être là. Les amphithéâtres sont pleins du début à la fin de la session, des questions sont posées dans tous les cours magistraux, à chaque cours. Encore une fois, je ne souhaite pas faire de politique, je ne suis toujours pas assez cultivé, mais le fait qu’une session à l’UdeM (un trimestre) coûte 1 483,65$ (selon le site de l’Udem) semble être une motivation pertinente pour pousser les étudiant(e)s à assister aux cours.

Expérience académique

J’ai suivi les cours IFT 3700 – Data Science, IFT 3995 – Machine Learning, IFT2105 – Informatique Théorique et IFT 3913 – Qualité du Logiciel et Métriques.
Premièrement, sachez que je n’ai pas vraiment choisi ces cours. En effet, le choix de cours est « imposé » par le/la responsable de licence. Le seul cours que j’ai pu choisir, c’est l’informatique théorique.

Ce serait un euphémisme de dire que je n’ai pas particulièrement apprécié les cours qui ont été choisis pour moi. Je vais principalement parler ici des cours de Data Science et Machine Learning. Les cours magistraux étaient pour la plupart très intéressant, on sent que les professeurs aiment leur matière et font ce qu’ils aiment, c’est agréable. Malheureusement, les travaux pratiques viennent un peu tout gacher. En effet, ils sont trop peu souvent correctement liés avec le cours, et leur difficulté (pour Machine Learning) est simplement abberrante. Ces deux matières (Data Science et Machine Learning) sont concrètement des mathématiques très théoriques. N’étant pas forcément un fanatique des mathématiques (je serais en licence de math sinon), j’avoue n’avoir touvé que très peu d’intérêt à la réalisation de ces matières. Certes, j’ai appris des choses, mais uniquement lors des CM, le reste (à savoir les devoirs et les partiels) n’étaient que des mauvais moments. Si vous voulez apprendre des choses concrètes et utiles à votre projet professionnel, ne prenez pas ces cours, sauf bien sûr si vous voulez faire de la recherche ou travailler dans l’IA.

NOTE : Je tiens à nuancer ce propos. En effet, il me semble qu’avoir de la culture dans un domaine aussi prépondérant dans le monde scientifique moderne est clairement un atout intellectuel. Cependant, ma frustration de n’avoir pu choisir qu’un seul des 4 quatres cours n’en est pas moindre. De plus, il se trouve que Data Science est partiellement redondant avec un des cours OBLIGATOIRE du S6, sans parler des cours de spécialité.
Pour faire simple, le cours de Qualité Logiciel et de Data Science existent au S6 à l’Université d’Avignon, en tant que cours de spécialité 1 et 2 (un cours à choisir parmis une liste de 3 pour la spécialité 1, pareil pour la spécialité 2). Cependant, si vous ne voulez pas refaire la même chose d’un semestre à l’autre, ce « choix de spécialité » se retrouve bien limité. Mettons cela sur le dos des changements de maquettes de l’Université d’Avignon.

Cela dit, j’ai vraiment apprécié le cours d’informatique théorique. Le professeur était captivant, complètement dans son élément, il réussit à amener une vraie « philosophie dans l’informatique », à questionner les plus basiques paradigmes, j’ai vraiment senti cette volonté d’ouvrir l’esprit qui correspond selon moi à ce que chacun devrait rechercher dans son milieu universitaire. C’est étrange, y aurait-il un lien entre l’appréciation que j’ai pour un cours et le fait que je l’ai choisi ? Vraiment, c’est étrange !

Expérience personnelle : leçon de vie

À l’instar des cours, j’ai tout de même appris un certain nombre de choses, surtout sur moi-même. Globalement, je dirais que ma santé mentale n’a jamais été aussi mise à rude épreuve que lors de ces quatres mois. Je ne me rendais pas compte à quel point j’aimais ma famillle, mes amis, le pain et le fromage avant de partir. C’est bien connu, on se rend compte de la chance que l’on a lorsque celle-ci disparaît. Ce n’est pas une blague, j’ai ressenti un manque physique de baguette. C’est peut-être un cliché, mais qu’est ce qu’on est doué en France… pourtant Montréal, c’est une ville « occidentale », mais le diable se cache dans les détails…

Coincé entre quatre murs dans un appartement plus proche de la BatCave que d’une maison, j’ai eu le champ libre pour aller explorer ma conscience bien au delà de ce qu’il est raisonnable de faire. J’aurais pu sortir, rencontrer des gens, profiter de l’expérience de voyager, mais non. J’ai « préféré » mettre à l’épreuve ma stupidité, j’ai fait l’inventaire de mes défauts, des mensonges dit à moi-même, des mensonges que je me suis convaincu de croire, en gros, j’ai fait l’état des lieux. Et quel taudis. Quelle surprise que de découvrir que le bonheur ressenti jusque ici n’était qu’une grossière mascarade teinté de paresse, de mépris, de peur, d’égoisme, de mensonges, toujours plus de mensonges… . Quelle honte, d’avoir prétendu être heureux toutes ces années, alors qu’à la moindre contrariété, à la moindre montée en régime du stress, tout s’écroule. Il est peu probable que quiconque me lira comprenne l’état d’esprit dans lequel je me suis retrouvé, dans lequel je me retrouve encore maintenant lorsque j’écris cet article sur le forum CMI-2I2A de l’Université d’Avignon. Peu importe. Je n’ai pas vécu l’expérience étudiante de rêve, je n’ai pas rencontrer de personne intéressante (gardez en tête que cela est uniquement ma faute, et la mienne seule), je n’ai pas vu de paysage extraordinaire, je n’ai a aucun moment apprécié mon voyage. Sauf peut-être, lorsque deux amis sont venus de France pour me voir une semaine, semaine durant laquel nous avons craqué le budget et détruit tous les restaurants du quartier latin. Finalement, je crois bien que le seul réel plaisir de la vie, c’est manger.

Conclusion

Malgré la difficulté de l’expérience, je crois à la nécessité de la souffrance au bonheur. Ainsi, je considère ce voyage bénéfique à ma personne, dans le sens suivant : le plus tôt chacun comprend que son système de valeurs, de pensée, de comportement, de décision, de choix de vie, est défaillant et non-fontionnel (dans le sens : ce système ne permet pas d’accéder au bonheur), le plus tôt chacun peut entreprendre les changements qui meneront, un jour peut-être, sur un chemin paisible et ensoleillé, un chemin où la dégénérécence de l’humanité et la médiocrité de nos existences ne nous atteignent plus, un chemin où chacun pourra voir dans le miroir un être dont il/elle peut être fier, un être capable d’aimer (soi et les autres).

Mon conseil pour le lecteur / la lectrice. Explore ton esprit maintenant, pose toi les questions suivantes : qui veux-tu être ? Seras-tu capable d’être fier de la personne que tu es ? Es-tu une bonne personne, un être moral ? Seras-tu capable d’être heureux en faisant les choix que tu fais ? Fais-tu ce que tu fais parce que tu as envie de le faire, ou parce que tu suis la norme, tu te conformes ? Et pourquoi as-tu envie de faire ce que tu fais ? Aimes-tu vraiment les gens que tu prétends aimer ? Et pourquoi ?

Découvrir la vie et la culture en Allemagne : ce que les guides ne disent pas toujours

Découvrir la vie et la culture en Allemagne : ce que les guides ne disent pas toujours

L’Allemagne, au-delà de ses clichés bien connus, offre une expérience de vie riche et pleine de subtilités. Voici quelques aspects pratiques et culturels que j’ai découverts en vivant ici, avec des conseils pour bien s’adapter à la vie quotidienne.


Les transports : un réseau bien huilé

  • Métro et trains : Le réseau est incroyablement bien desservi et ponctuel. Avec le Deutschland Ticket (valable dans tout le pays pour seulement 49€ par mois ou 39€ par mois pour les étudiants), vous pouvez explorer les grandes villes et les petits villages sans soucis.
  • Escalators : Restez à droite si vous ne montez pas, car les Allemands laissent toujours un passage libre à gauche.
  • Passages piétons : Attention, les feux pour piétons ne durent qu’un court instant ! Mieux vaut attendre le prochain que de traverser au rouge car les gens roulent assez vite.

Se déplacer autrement : essayez MILES

En Allemagne, le covoiturage et la location de voitures sont très populaires. MILES, par exemple, propose un système simple de location de voitures à la minute, parfait pour les trajets ponctuels. Vous payez en fonction de la distance parcourue, avec différents types de véhicules, que ce soit un Sprinter, une Audi Q2 ou même une tesla modèle 3.


Petits détails pratiques

  • Toujours du cash ! : Même si la carte bancaire est de plus en plus acceptée, certaines boulangeries, cafés et petits commerces n’acceptent que l’argent liquide.
  • Bouteilles consignées : La consigne (ou Pfand) est omniprésente. Rapportez vos bouteilles vides dans les supermarchés pour récupérer quelques centimes, tout en aidant à préserver l’environnement.

Climat : préparez-vous !

Il fait souvent froid en hiver, mais sans vent, ce qui rend l’air plus supportable.. Pensez tout de même à vous équiper : bottes et gants serons vos meilleurs alliés.


Un mot sur la nourriture : de vraies pépites locales

  • Le Schnitzel : Ce filet de viande panée est un incontournable, souvent accompagné de pommes de terre ou de salade.
  • L’Apfelschorle : Mélange de jus de pomme et d’eau pétillante, c’est LA boisson rafraîchissante que tout le monde adore (je l’apprécie énormément) .
  • Dans les universités, les Mensas (restaurants étudiants) offrent des plats locaux à petits prix.

Petites nuances culturelles

  • On se salue souvent avec un chaleureux « Servus » dans le sud de l’Allemagne, surtout en Bavière.
  • Pistes cyclables : Faites attention en marchant, car les trottoirs incluent souvent une voie pour les vélos.
  • Dans les espaces publics comme les universités, les bâtiments sont souvent majestueux et empreints d’histoire. C’est un vrai plaisir d’y étudier.
  • Contrairement à Avignon ou à d’autres grandes villes françaises où tout semble toujours en mouvement, les magasins ferment souvent tôt (18h ou 20h max, même en semaine), le dimanche absolument rien n’est ouvert, il faut donc bien préparer ses courses.

Les Lieux et Monuments

  • Les Münichois sont très proches de la nature. Il y a un immense Jardin Anglais, un parc géant où les gens se baladent, font du vélo ou même surfent sur la rivière Eisbach.
  • Le Musée de la Résidence est vraiment impressionnant, lorsque je l’ai visité j’ai été impressionné par les différentes salles et la richesse de ce musée.
  • Il y a énormément de musées à l’intérieur et à proximité de Munich comme le Musée BMW à coté de l’Olympia Park ou la visite du triste camp de concentration situé à Dachau

Avec ces petits détails, vous aurez une expérience plus authentique et agréable en Allemagne. Viel Spaß !

Mon retour d’expérience sur mon Erasmus à Trento : Une aventure inoubliable

Mon retour d’expérience sur mon Erasmus à Trento : Une aventure inoubliable

Mon semestre en Erasmus à Trento, en Italie, touche bientôt à sa fin. C’est une expérience qui m’a transformé à tous les niveaux : personnel, académique et professionnel. Je n’aurais jamais imaginé à quel point ce séjour me ferait grandir. Voici ce que j’en retiens, et ce que je ferais autrement si je devais le refaire.

Sur le plan personnel : Grandir loin de chez soi 🌍

Vivre seul dans un autre pays m’a énormément changé. Être loin de mes proches et de mes repères m’a appris à être autonome, à sortir de ma zone de confort et à voir la vie différemment. J’ai rencontré des personnes incroyables, venant de partout dans le monde. Ces amitiés sont fortes, et rien que l’idée de les quitter en février me rend déjà triste.

J’ai aussi découvert qu’on apprend autant en dehors des cours qu’en salle de classe. Les longues discussions avec des amis autour d’un café, les soirées improvisées et les voyages spontanés m’ont permis de mieux comprendre les autres, mais aussi de me connaître moi-même.

Sur le plan académique : Un vrai défi 📚

Je ne vais pas mentir : les cours en Italie m’ont mis à rude épreuve. Le niveau est exigeant, et suivre des matières en anglais dans un environnement académique différent a demandé beaucoup de travail. Mais ça m’a forcé à repousser mes limites. Même si ce n’était pas toujours facile, je suis fier d’avoir tenu le cap.

Paradoxalement, cette difficulté m’a permis de gagner en discipline et en organisation. Aujourd’hui, je sais que je suis capable de m’adapter, même dans des situations où je me sens un peu perdu.

Sur le plan linguistique et professionnel : Progresser en anglais 🌐

Avant ce séjour, mon niveau en anglais était correct, mais il y avait clairement des lacunes. Grâce à ce semestre, mon niveau a explosé. Que ce soit dans la vie quotidienne, pendant les cours ou lors d’un projet de groupe, j’ai appris à m’exprimer de manière fluide et naturelle.

Un des moments clés pour moi a été un projet en langage Rust réalisé avec deux étudiants italiens. Travailler en équipe sur un sujet technique, en anglais, m’a permis d’améliorer à la fois mes compétences linguistiques et ma capacité à collaborer efficacement. C’était un vrai défi, mais je sais que cette expérience me servira énormément dans ma future carrière.

Un conseil : Partez en Erasmus, c’est une chance unique ✈️

Si je devais donner un seul conseil, ce serait celui-ci : allez-y. Peu importe vos doutes ou vos peurs, un Erasmus est une chance qui n’arrive qu’une fois dans la vie. Cette expérience est inoubliable. Elle vous changera, vous fera grandir, et vous laissera des souvenirs incroyables.

Conclusion : Une nouvelle vision du monde 🌟

Ce séjour m’a appris à être plus indépendant, à travailler dans un environnement international, et à sortir de ma zone de confort. Je repars avec des compétences nouvelles, un niveau d’anglais beaucoup plus solide, et surtout, des amitiés que je n’oublierai jamais.

Je recommande à tout le monde de tenter l’aventure Erasmus. Parce que, même si ça ne dure que quelques mois, ça change une vie.

Vivre en Italie : Mon Erasmus à Trento au quotidien

Vivre en Italie : Mon Erasmus à Trento au quotidien

Depuis mon arrivée à Trento, j’ai découvert bien plus qu’une nouvelle ville : j’ai plongé dans un mode de vie différent, avec ses petites habitudes, ses surprises et parfois ses imprévus. Si la région du Trentin-Haut-Adige est magnifique avec ses montagnes et ses lacs, la vie quotidienne ici est pleine de petites particularités qui m’ont parfois surpris… mais qui font tout le charme de l’Italie.

Les transports : Un vendredi (pas) comme les autres 🚆

Dès les premières semaines, j’ai remarqué qu’ici, le vendredi, c’était souvent la galère. Les grèves de trains et de bus semblent être une institution dans la région. Résultat ? Si tu as prévu de voyager pour le week-end, mieux vaut vérifier plusieurs fois les horaires ou trouver un plan B. Un trajet simple peut vite se transformer en aventure.

Toujours en retard, mais toujours souriants ⏰

En Italie, la ponctualité est un concept très flexible. J’ai vite appris que « j’arrive dans 5 minutes » signifie plutôt 15-20 minutes minimum. Pourquoi ? Parce que les Italiens prennent le temps de vivre. Quand ils croisent quelqu’un dans la rue, ils s’arrêtent pour discuter, souvent pendant un long moment. Ici, on ne se contente pas d’un « salut » rapide.

La première fois que c’est arrivé, j’étais un peu agacé (merci mon côté français), mais maintenant, je trouve ça cool. Ça donne une impression de communauté, de lien entre les gens. Et puis franchement, un retard pour de bonnes discussions, ça vaut le coup.

Les repas : Ici, on ne rigole pas avec la nourriture 🍝

Si tu es invité à manger chez quelqu’un ou que tu vas dans un resto traditionnel, prépare-toi. Le repas est sacré, et il prend du temps. Oublie l’idée de manger rapidement, car ici, on enchaîne plusieurs plats, et personne ne te laissera partir sans goûter au dessert.

J’ai aussi appris quelques petites règles à respecter :

  • Ne demande jamais un cappuccino après midi. En Italie, c’est comme si tu commandais un bol de céréales au dîner. Prends plutôt un espresso.
  • Dis bonjour en entrant dans un café : même si c’est plein à craquer, un petit « Ciao » avec le sourire est toujours bien vu.

La vie à Trento : Entre calme et imprévus 🏞️

Trento est une petite ville très agréable, surtout si tu aimes flâner. Contrairement aux grandes villes françaises où tout va vite, ici, tout semble plus tranquille. Les gens prennent le temps de boire un café, de se balader dans le centre, ou de discuter sur une place. D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre des conversations passionnées dans la rue ou dans les transports. Parfois, j’ai l’impression que tout le monde crie… mais en fait, c’est juste leur manière de parler.

Les marchés locaux sont aussi un incontournable. J’ai adoré visiter le marché de noël de Trento réputé dans tout le nord de l’italie en me délectant de Chocolat chaud et de « Vin Brulé ».

Conclusion : Prendre le temps d’apprendre à vivre autrement

Être en Erasmus à Trento, c’est découvrir une autre façon de voir le quotidien. Les retards, les grèves, les repas qui durent des heures… ça peut sembler déroutant au début, mais finalement, ça fait partie du charme. J’ai appris à m’adapter, à profiter du moment présent et à voir les imprévus comme des opportunités.

Et puis, entre deux galères de train et un café sur une place ensoleillée, on finit toujours par se dire : « C’est ça, la dolce vita. »

Mon retour d’expérience de Montréal à l’UdeM

Mon retour d’expérience de Montréal à l’UdeM

Je ne compte pas tomber dans un récit à l’eau de rose en disant que mon voyage universitaire au Canada a été une vraie expérience extraordinaire et formatrice. Quand bien même, qu’il y ait une part de vérité dans cette expérience assez sympathique.

Ressenti global

Pendant ces quelques mois, j’ai eu la chance de découvrir un pays incroyable, une culture similaire dans bien des aspects. Quelques différences et politesses notables distinguent la France ; néanmoins, l’acclimatation fut facile et rapide. Je n’ai malheureusement pas pu pleinement profiter du cadre étudiant hyper stimulant de l’UdeM. Ce séjour m’a beaucoup appris au niveau académique, un peu moins sur moi-même, ma future carrière ou la vie en général.

Un apprentissage légèrement différent

En dépit de la distance avec ma famille et mes proches, j’ai l’habitude de gérer mon quotidien de manière indépendante. Vivre dans un environnement doté d’une influence anglophone m’a permis d’en apprendre plus sur les expressions du quotidien. L’élément académique dont je suis le plus déçu est l’absence de séances de travaux dirigés. Bien que les examens se basent surtout sur des questions ouvertes et des QCM imposant une bonne connaissance, voire poussée pour bien réussir, les exercices pratiques deviennent beaucoup plus difficiles sans entraînement.

Le contact socioprofessionnel

Je n’ai pas exploité les relations entre étudiants à l’aide des différents ateliers, clubs et activités, hormis les intégrations au début du semestre. Malheureusement, les matières qui m’ont été assignées et que je n’ai pas forcément choisies faisaient partie de celles demandant le plus d’implication pour un cursus de Baccalauréat (Licence en France).

J’ai cependant sympathisé avec quelques étudiants, avec qui je compte garder contact et que je trouve fort sympathiques.

Pas d’avancée pour ma future carrière

Professionnellement, ce voyage a été un progrès modéré de mes compétences. J’ai appris énormément de choses sur l’apprentissage machine et la science des données, que ce soit en termes de pratique ou de théorie. J’ai également appris que l’apprentissage machine et la science des données ne sont pas les domaines qui font vibrer ma corde sensible, du moins pas de la façon dont je les ai abordés.

Je dénote cependant un événement marquant grâce au formidable Monsieur Benoit Baudry, professeur titulaire de la faculté des arts et des sciences dans le département d’informatique et de recherche opérationnelle. Nous avons réalisé la visite du célèbre studio de développement de jeux vidéo Ubisoft Montréal.

La conférence et la visite d’entreprise auxquelles j’ai assisté m’ont donné une idée plus concrète du monde moderne du travail et des opportunités dans mon domaine. J’ai pu discuter directement du bien-être au travail ainsi que de différents aspects des métiers dans le monde du développement ; ce fut très inspirant.

Une leçon de vie globale

De manière plus générale, ce séjour ne m’a pas forcément appris à sortir de ma zone de confort. Chaque galère (et il y en a eu quelques-unes) était une chance d’apprendre. Ce fut un rappel de mon année de classe préparatoire en ressuscitant toute la force d’abnégation que je pouvais fournir face à des enseignements qui n’ont pas éveillé ma curiosité et m’ont demandé de fournir énormément de travail. Ma persévérance a été mise à rude épreuve.

Point positif, j’ai aussi adoré découvrir la culture canadienne, leur manière de voir les choses, leur respect de l’environnement et leur ouverture d’esprit. Cela m’a donné envie de, pourquoi pas, faire carrière dans cette extraordinaire ville.

Ce voyage m’a donné envie de continuer à explorer le monde, à rester curieux et à m’ouvrir à d’autres cultures. Chaque expérience, aussi simple soit-elle, a enrichi ma vision du monde.

Si c’était à refaire…

SI c’était à refaire… et bien, je le referais sans hésitation (j’aimerais bien le refaire d’ailleurs). Ce voyage, malgré ses hauts et ses bas, m’a offert des expériences uniques et des apprentissages précieux qui méritent d’être revécus et enrichis malgré la part de souffrance.

Si je devais refaire cette aventure, je garderais cette envie de tout essayer et de me jeter dans toutes les opportunités. Mais je préparerais mieux certaines choses. Par exemple, je choisirais des matières qui m’inspirent. Je ferais en sorte de dégager plus de temps pour profiter de la ville et de ses richesses. Et puis, je m’impliquerais encore plus dans les activités locales et les groupes étudiants pour maximiser les échanges.

Conclusion

Ce voyage universitaire au Canada a été une expérience à la fois enrichissante et pleine de défis. Bien que tout n’ait pas été parfait, j’en ressors plus sage (désormais la nature m’apaise tel un câble USB qui se branche du premier coup), avec des souvenirs et des apprentissages précieux. Alors, si jamais vous hésitez à tenter l’aventure, allez-y, ne serait-ce que pour voir jusqu’où vos efforts peuvent vous mener. Vous en ressortirez, sans aucun doute, avec une nouvelle perspective sur vous-même et sur le monde…

Immersion à Montréal

Immersion à Montréal

Lorsqu’on parle de Montréal, on imagine souvent ses vastes étendues enneigées, sa culture francophone et sa gastronomie réconfortante. Mais vivre à Montréal, même brièvement, réserve bien des surprises. Voici un aperçu de la vie quotidienne et des différences culturelles que j’ai découvertes entre le Québec, Montréal et la France.

Montréal : Une identité à part au sein du Québec

Lorsque j’ai échangé pour la première fois avec mes camarades montréalais, j’ai commis une erreur : j’ai exprimé ma joie d’être arrivé au Canada. Or, il se trouve qu’être au Canada et être au Québec sont deux choses bien distinctes ! Il se trouve même que lorsqu’on se trouve à Montréal, on n’est pas vraiment au Québec, mais à Montréal ! En effet, la culture montréalaise a ses propres spécificités par rapport au reste du Québec, et ils en sont fiers !

Montréal est un véritable carrefour culturel qui rassemble des influences québécoises, canadiennes, mais aussi internationales. Cette diversité se reflète dans tous les aspects de la vie quotidienne : la gastronomie y est cosmopolite, les langues se mélangent (français, anglais, et bien d’autres), et les événements culturels célèbrent des traditions venues des quatre coins du monde. Pourtant, ce mélange n’efface pas l’identité unique de la ville.

Contrairement à d’autres régions du Québec où les traditions locales et le français dominent sans partage, Montréal adopte une approche plus ouverte et hybride. Ici, il n’est pas rare de passer d’une conversation en français à une discussion en anglais dans la même journée, une réalité bien différente de celle des villes plus petites comme Québec ou Trois-Rivières. Cela contribue à une mentalité résolument montréalaise : inclusive, urbaine, et orientée vers les gens. Les Montréalais aiment leur ville pour cette singularité et ne manquent pas de la revendiquer fièrement. Montrer une appréciation pour ces particularités, tout en évitant de réduire Montréal à « une simple ville canadienne », est une clé pour tisser de bons liens avec ses habitants.

Une ville pas comme les autres

Visiter Montréal est vraiment une expérience formidable. Pour un français n’ayant jamais été sur le continent américain, il est facile de perdre tous ses repères.

Courtoisie à la Montréalaise

La première chose qui choque, ce sont les sourires. En tant que Français (même sans être parisien), tirer la tronche dans toute situation, peu importe les conditions, c’est un art de vivre. On ne s’attend pas à ce que chaque personne que l’on rencontre, du chauffeur de bus au caissier du dépanneur (équivalent de l’épicerie) en passant par les serveurs des restaurants aient le sourire. Ça change, c’est presque agréable !

Au-delà des sourires, les montréalais sont, en toute généralité, courtois et patients. C’est une des premières fois que j’ai eu cette impression de bienveillance venant de parfaits inconnus.

Architecture

Il y a aussi un autre point qui change radicalement de la France, c’est la structure de la ville. Dans l’Hexagone, nous sommes habitués à nos grandes villes étriquées et compactes, avec des rues à double sens tellement étroites que deux véhicules ne peuvent y passer côte à côte, et à nos magnifiques rond-points (et giratoires, la distinction est importante).

À Montréal, il faut oublier tout cela. En effet, la ville a été fondée en 1642 (là où Paris est plus ancienne que le christianisme) par des colons français. À cette époque, on construisait les villes selon des plans en damiers, car c’est plus facile à construire et il n’y avait pas de contrainte d’espace.
Les rues sont donc des blocs quadrilatéraux, avec des feux à chaque intersection. Personnellement, je trouve que c’est plus dangereux et moins pratique, mais les conducteurs à Montréal ont une qualité qui fait défaut à la plupart des chauffards de France : ils respectent vraiment la priorité piétonne.

Note : les rues en grilles ne sont pas spécifique à Montréal, mais bien à l’ensemble des villes américaines.

Déplacements en ville

Il est clair que Montréal est en avance sur les transports en commun, par rapport à certaines villes françaises dont je m’abstiendrais d’écrire le nom afin de ne pas vexer les âmes les plus susceptibles.
Le réseau de métro couplé aux bus permet de se déplacer VRAIMENT n’importe où dans la ville, et en un temps raisonnable pour la taille de la ville. De plus, il y a des tarifs étudiants avantageux (c’est difficile d’imaginer des tarifs étudiants pour les transports lorsqu’on étudie à Avignon, je sais).

Il y aussi un bon réseau de vélo électrique, bien que je ne l’ai pas testé personnellement. Mais de l’avis générale de mes confrères étudiants, les vélos sont de bonne qualité et accessibles, et il y a des bornes à peu près partout dans Montréal.

En réalité, le réseau de transport en commun est tellement efficace à Montréal que cela rend presque complètement obsolète l’utilisation de la voiture. En effet, avec l’omniprésence des feux et surtout l’absence de giratoire et de rond-point, les rues se retrouvent vite engorgées aux heures de pointe, surtout au centre-ville. Cela dit, cela ne pose pas vraiment de problème, car les rues sont aussi larges que nos autoroutes françaises, ce sont littéralement des quatre-voies.

Points communs

Malgré ses spécificités, Montréal reste une grande ville d’un pays riche et développé. Elle partage donc beaucoup d’éléments communs avec les autres villes du même type, que ce soit aux États-Unis ou en Europe.

Premièrement, les rues en dehors du centre-ville sont sales, c’est-à-dire qu’il y a un nombre de déchets non négligeable au niveau du sol. Cela n’est rien comparé à nos bonnes vieilles rues marseillaises, mais tout de même.

De plus, je constate malheureusement qu’il y a beaucoup de sans domicile fixe, surtout autour des stations de métros excentrées. Il y a également des signes visibles de consommation de substances, comme des seringues abandonnées, des comportements erratiques ou des regroupements autour de lieux connus pour la distribution de drogue.

Sur une note plus positive, on trouve une multitude de petits magasins, de dépanneurs et de restaurants offrant une belle diversité culinaire, représentant différentes cultures. C’est vraiment agréable de pouvoir goûter à des plats du monde entier à chaque coin de rue, et ce même en dehors du centre-ville, ce qui donne à Montréal un côté dynamique et cosmopolite, qu’on retrouve dans la plupart des grandes villes modernes. Cela dit, c’est particulièrement vrai à Montréal.

La vie étudiante

Montréal est vraiment adaptée à la vie étudiante. Comme je l’ai déjà dit, il y a des tarifs étudiants pour les transports en commun, ce qui est vraiment génial lorsqu’on vit sur un budget d’étudiant de la classe moyenne. De plus, de nombreux évènements au centre-ville sont gratuits (pour tout le monde), où s’ils sont payants, il y a des tarifs étudiants avantageux. Il y a aussi des musées complètement gratuits, comme le musée des Beaux-Arts que je recommande.

Peu importe l’Université dans laquelle vous étudiez, vous pouvez être sûr que votre association étudiante va déployer de grands moyens pour organiser des évènements et des soirées en tout genre. En effet, à Montréal, le système universitaire alloue un budget conséquent aux associations étudiantes, ce qui permet de faire les choses en grand, à l’américaine. Je ne suis personnellement pas fan de grands rassemblements, mais si vous êtes sociables, c’est le paradis.

Il y a une différence fondamentale entre les cours à l’université à Montréal et en France. En effet, le nombre d’étudiants conséquent (60,000 étudiants à l’UdeM par session) permet aux universités d’avoir un catalogue de cours pharaonique. Cela permet aux étudiants de choisir les cours qu’ils suivent à chaque session, même si certains sont obligatoires selon le cursus. Ainsi, les amphithéâtres sont toujours remplis, et cela même en fin de session. Cela crée un véritable environnement dynamique et stimulant, il y a une véritable communauté étudiante.

Sur une note plus terre-à-terre, la vie n’est pas beaucoup plus chère, car l’euro à plus de valeur que le dollar canadien (1€ 0.66 CAD). Ainsi, il est possible de faire ses courses pour des prix raisonnables, à condition de ne pas mettre les pieds dans certains magasins… Je recommande l’utilisation de l’application Too Good To Go pour trouver des paniers de légumes, et ainsi essayer de ne pas trop mal manger. Les fasts-food sont omniprésents, attention à ne pas en abuser !

La Vie Quotidienne et la Culture en Allemagne : Découvertes et Conseils

La Vie Quotidienne et la Culture en Allemagne : Découvertes et Conseils

Introduction

S’installer en Allemagne, et plus précisément à Fulda, ne se limite pas à un simple changement de pays. La culture et le mode de vie y sont riches et souvent différents de ce que l’on connaît en France. Voici un aperçu des découvertes culturelles, des différences du quotidien et des conseils pratiques pour vivre pleinement cette expérience unique.

1. Le Rituel des Courses : La Propreté et l’Efficacité

En Allemagne, faire ses courses est une expérience unique.

Consignes pour les bouteilles : Le système de consigne (Pfand) encourage le recyclage. Chaque bouteille en plastique ou en verre achetée inclut une caution de 0,25€, remboursée lorsque vous la retournez dans des machines de collecte présentes dans les supermarchés

Symbole de consigne sur une bouteille, indiquant qu’elle peut être retournée pour un remboursement en Allemagne.

Horaires stricts : Contrairement à la France, les magasins ferment tôt (souvent à 20h) et sont fermés le dimanche, sauf pour les petites boutiques appelées Spätkauf

À faire : Prévoir vos courses en semaine et découvrir les marchés locaux pour des produits frais.
À éviter : Arriver au magasin trop tard, car les horaires sont respectés à la minute.

2. La Vie Sociale : Simplicité et Politesse

Les interactions sociales en Allemagne sont souvent simples et directes.

  • Punctualité : La ponctualité est une valeur essentielle. Être à l’heure ou prévenir en cas de retard est une marque de respect.
  • Salutations : Les poignées de main sont courantes, même dans un contexte amical. Le tutoiement n’est utilisé qu’avec des proches ou après accord.
  • Communauté internationale : Les étudiants internationaux, comme à Fulda, se regroupent souvent pour partager leurs expériences, ce qui aide à créer des liens solides.

À faire : Respecter les horaires et s’adresser formellement aux nouvelles personnes.
À éviter : Utiliser un langage trop familier avec des inconnus.

3. Mobilité et Transports : Un Système Bien Huilé

Le réseau de transports allemands est impressionnant, mais il a ses particularités :

  • Respect des passages piétons : Les Allemands attendent strictement le feu vert pour traverser, même en l’absence de voitures.
  • Semesterticket : Ce ticket étudiant est une véritable opportunité. Il permet de voyager à moindre coût dans toute la région, une liberté précieuse pour explorer les environs.
  • Transports interurbains : Les bus et trains sont pratiques pour visiter des villes proches. La ponctualité reste une priorité, même si quelques retards sont possibles.

À faire : Profiter du Semesterticket pour découvrir la région.
À éviter : Traverser hors des clous ou ignorer les règles pour les vélos.

5. Loisirs et Activités : Nature et Découverte

L’Allemagne est un pays riche en paysages naturels et en opportunités de loisirs en plein air :

  • Randonnées : La région de la Rhön, à proximité de Fulda, est idéale pour des randonnées. Les sentiers sont bien balisés et adaptés à tous les niveaux.
  • Parcs et espaces verts : Fulda offre de nombreux parcs où il est agréable de se détendre ou de faire du sport.
  • Sports d’hiver : Si vous êtes là en hiver, essayez le ski ou le snowboard dans les stations proches.

À faire : Organiser des sorties dans la nature et explorer les monuments locaux.
À éviter : Négliger l’importance de la nature dans la culture allemande.

6.Gestion des Déchets : Une Responsabilité Collective

En Allemagne, le tri des déchets n’est pas seulement une habitude, c’est une véritable exigence civique. Chaque type de déchet a sa poubelle spécifique :

  • Plastiques et emballages légers (Gelbe Tonne ou Gelber Sack)
  • Papier et carton (Blaue Tonne)
  • Verre
  • Déchets organiques (Biotonne)
  • Déchets résiduels (Restmüll)

Cette rigueur a un impact direct : si les déchets ne sont pas triés correctement, les services de collecte peuvent refuser de les prendre. Cela entraîne non seulement des problèmes pour les habitants, mais aussi pour le propriétaire du logement. Les amendes peuvent être élevées en cas de récidive.

À faire :Prenez le temps de lire les règles de tri souvent affichées près des poubelles ou dans les immeubles.

À éviter : Mettre tout dans la même poubelle. Cela peut causer des ennuis non seulement à vous, mais aussi à votre propriétaire ou colocataires.

7. L’Humidité et l’Importance de Bien Aérer les Espaces

En Allemagne, l’humidité peut être un défi quotidien, surtout pendant l’hiver et dans les régions où les températures descendent rapidement. Les bâtiments bien isolés conservent la chaleur, mais cela peut également piéger l’humidité à l’intérieur, ce qui augmente le risque de moisissures.

  • Aération régulière : Les Allemands ont l’habitude d’ouvrir les fenêtres largement (Stoßlüften) pendant 5 à 10 minutes plusieurs fois par jour, même en hiver. Cela permet de renouveler l’air et d’évacuer l’humidité sans trop perdre de chaleur.
  • Prévenir les moisissures : Les coins des murs, surtout derrière les meubles, sont les plus vulnérables. Vérifiez régulièrement et nettoyez immédiatement si vous voyez des traces noires ou vertes.
  • Utilisation de déshumidificateurs : Si l’humidité persiste, il est courant d’utiliser des déshumidificateurs, disponibles dans les magasins de bricolage ou les supermarchés.

À faire : Aérez votre logement chaque matin et soir, et évitez de sécher le linge à l’intérieur sans ventilation.
À éviter : Laisser l’air stagner ou coller des meubles contre les murs extérieurs, car cela favorise la condensation.

Conclusion

La vie quotidienne en Allemagne est une belle aventure, remplie d’apprentissages et d’opportunités de grandir. Entre la découverte des habitudes locales, l’exploration de paysages naturels, et l’intégration à une communauté internationale, chaque jour est une nouvelle page à écrire.

Mon Expérience Erasmus à Munich : Conseils et Démarches pour un Séjour Réussi à la LMU

Mon Expérience Erasmus à Munich : Conseils et Démarches pour un Séjour Réussi à la LMU

Actuellement en échange Erasmus à la Ludwig-Maximilians-Universität (LMU) de Munich, je souhaite partager avec vous mon expérience et vous guider à travers les démarches à suivre pour bien préparer votre séjour ici. Vous trouverez dans cet article des conseils pratiques et des astuces pour vous installer facilement et profiter pleinement de votre aventure en Allemagne. Mon objectif : vous éviter quelques tracas que j’ai pu rencontrer et rendre votre expérience aussi enrichissante que possible !

1. Avant de Partir : Préparations Essentielles

Avant de vous lancer dans l’aventure Erasmus à Munich, il est essentiel d’anticiper quelques démarches administratives pour que tout se passe au mieux. Voici un guide pour vous aider à bien vous organiser.

Passeport et Assurance Maladie

  • Passeport : Si vous n’en avez pas ou qu’il est expiré, faites-en la demande très rapidement car cela peut prendre plusieurs semaines.
  • Assurance maladie : La Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) suffit pour un échange Erasmus. Pensez à la commander un mois avant le départ. Sinon, souscrire à l’assurance allemande comme la Techniker Krankenkasse (TK) est une bonne option pour une meilleure couverture.

Learning Agreement (OLA)

Avant de partir, remplissez votre Online Learning Agreement (OLA) en choisissant des matières disponibles en anglais. Toutefois, gardez à l’esprit que les emplois du temps changent chaque année. À votre arrivée, il sera souvent nécessaire d’adapter votre choix de cours pour éviter les chevauchements.

Logement Étudiant : Anticipez !

Il est crucial de faire une demande de logement étudiant dès que possible via le service d’hébergement de la LMU. Les loyers dans les résidences sont très bas comparés aux prix exorbitants du marché munichois. Toutefois, gardez en tête que les résultats pour l’attribution des places ne tombent qu’à mi-juillet et que la sélection se fait aléatoirement.

Astuce : N’attendez pas les résultats pour explorer d’autres options. Cherchez en parallèle des logements privés sur des plateformes comme WG-Gesucht, mais soyez vigilant ! Avant d’envoyer de l’argent ou de signer quoi que ce soit, assurez-vous que l’annonce est fiable. N’hésitez pas à contacter le service housing de la LMU pour vérifier la légitimité de l’annonce et même à appeler directement le propriétaire pour clarifier tous les détails. Cela vous évitera des arnaques et des mauvaises surprises.

2. Une Fois Arrivé.e à Munich : Démarches sur Place

Inscription à la Mairie 

Une fois arrivé.e, vous devrez vous enregistrer à la mairie dans les 14 jours. Ce document est obligatoire pour un séjour de plus de 4 mois en Allemagne.

Documents nécessaires :

  • Passeport
  • Contrat de location
  • Formulaire d’inscription (disponible en ligne)

Astuce : Prenez rendez-vous en ligne à l’avance car les créneaux peuvent être vite remplis.

Abonnement au Deutschland Ticket : Transport illimité en Allemagne

Pour vous déplacer facilement dans toute l’Allemagne, optez pour l’abonnement Deutschland Ticket. Cet abonnement vous permet de prendre tous les transports publics (trains, bus, métro) dans toute l’Allemagne à un tarif très avantageux. Astuce : Il existe une version réduite pour les étudiants, ce qui vous permettra de voyager à petit prix pendant votre séjour pour 29 euros par mois!

3. Découverte du Campus et du Système Universitaire

La LMU est un immense campus avec plusieurs bâtiments répartis dans toute la ville. Voici quelques conseils pour mieux vous repérer.

  • Carte étudiante LMU : Une fois inscrit, demandez votre carte étudiante qui vous permettra d’accéder à la bibliothèque, aux services informatiques, et de bénéficier de réductions dans les musées.
  • Repérage des salles de cours : Munich est vaste, et les cours peuvent être répartis sur différents campus. Prenez le temps de vous repérer avant le début des cours.

Conseil : Utilisez l’application LMU Portal pour suivre vos horaires de cours et trouver les salles.

4. Vie Étudiante et Intégration à Munich

La LMU propose une multitude d’activités pour les étudiants internationaux :

  • Associations étudiantes : Rejoignez des clubs comme le Erasmus Student Network (ESN) qui organise régulièrement des événements, des soirées et des excursions pour vous permettre de rencontrer d’autres étudiants internationaux et découvrir la ville. C’est un excellent moyen de se faire des amis et de découvrir la culture locale.
  • ZHS (Zentraler Hochschulsport) : Si vous aimez faire du sport, inscrivez-vous au ZHS, qui est le centre sportif de l’Université de Munich. Le ZHS offre une large gamme de cours de sport pour tous les niveaux : de la danse, du yoga, du football, de la natation et bien plus encore. Un excellent moyen de rester actif tout en rencontrant d’autres étudiants.

5. Quelques Astuces pour Profiter au Maximum de Votre Séjour

  • Ne manquez pas l’Oktoberfest si vous êtes à Munich en septembre ! C’est une expérience unique pour découvrir la culture bavaroise.
  • Explorez les Alpes : Munich est idéalement située pour des excursions dans les montagnes ou autour des lacs comme le Starnberger See.
  • Visitez les musées : Avec votre carte étudiante, de nombreux musées comme la Pinakothek der Moderne offrent des réductions.

Allianz Arena, stade de foot du Bayern de Munich:

Place principal de munich (Marienplatz):

Château de Neuschwanstein:

Echange UdeM : Préparer administrativement son échange

Echange UdeM : Préparer administrativement son échange

Une fois que nous avions été autorisés à faire notre échange, il fallait se préparer à partir avec les bons papiers : banque, assurances, visa, assurance maladie notamment, cours… (avion, logement, dates) (Cartes université et bus, étape 2 assurance maladie)

Pour banque et assurance, je ne vais rien vous recommander, mais vérifiez bien que vous êtes assuré, et que vos frais à l’étranger ne sont pas trop élevés…
Pensez à vérifier la validité de votre passeport ou à le (re)faire à l’avance, vu les délais qui peuvent venir avec le passeport.

Niveau visa, nous sommes chanceux, vu que nous partons pour moins de 6 mois, une AVE est suffisante : vérifiez sur des sites GOUVERNEMENTAUX (il y a beaucoup d’arnaques vu que c’est le visa tourisme) https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/visiter-canada/ave.html

Si vous partez à plusieurs, profitez-en pour vous répartir la préparation des démarches :

Le prix de l’assurance obligatoire étant d’environ 300 $CA (~200€ en 2024), il va falloir prévoir notre exemption, avec un super formulaire pour la sécurité sociale : le SE-401-Q-106 (c’est cadeau, 3h d’appels, un premier dépôt et quelques mails économisés !) :

Après avoir demandé, l’UdeM ne propose que des échanges en automne pour nous (demandez au responsable des relations internationales pour votre année), ce qui vous donnera aussi la date limite pour finaliser votre dossier.
Nous avons donc fait notre rendez-vous pour les cours avec la responsable de notre future année (Mme. Figueiredo pour les L3), pour aboutir à un premier accord sur les cours pour l’année (cette liste a été prévue pour changer et changera) pour aboutir à une première version, à faire signer par le Responsable des relations internationales du CERI .

Vous devrez revenir sur ce plan dès que vous aurez été officiellement inscrit à l’UdeM (fin avril pour nous) pour vérifier les conflits d’emploi du temps, et faire valider votre plan avec le responsable des échanges du DIRO, les TGDE (tgde1cyc@iro.umontreal.ca), et les responsables en France. Vous pouvez vous aider du planificateur académique (lien trouvé sur le site de l’AEDIROUM). Utilisez votre mail de l’UdeM, joignez votre matricule étudiant (trouvé sur le centre étudiant).

Vous allez également recevoir des mails de l’université, du service international, lisez ces mails qui peuvent contenir des webinaires intéressants. Vous pouvez également consulter les ressources du service Accueil+ (Ils seront présents en zone sécurisée de l’aéroport et pourront vous renseigner à votre arrivée !)